Pilote assassiné par Daech : comment sauver un pilote qui s'éjecte en zone de guerre ?

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Pilote assassiné par Daech : comment sauver un pilote qui s'éjecte en zone de guerre ?
Pilote assassiné par Daech : comment sauver un pilote qui s'éjecte en zone de guerre ?

Le sort horrible réservé à Maaz al-Kassasbeh, pilote jordanien brûlé vif par les jihadistes de l'Etat islamique après être tombé entre leurs mains lors d'un raid aérien, hante désormais tous les aviateurs survolant cette zone hostile. Mais ce dénouement terrifiant illustre surtout l'importance capitale de la procédure de récupération des pilotes abattus pour éviter leur capture, une procédure quasiment «standard» pour toutes les armées depuis la guerre du Vietnam.

C'est en effet l'armée américaine qui a mis au point les premiers protocoles de sauvetage, pour ses pilotes tombés aux mains de l'ennemi dans la jungle vietnamienne. Une procédure qui fait d'ailleurs régulièrement fantasmer les studios de Hollywood (voire encadré) et dont  toutes les armées du monde se sont inspirées.

Une course contre la montre

Cela commence avec la balise qui s'enclenche automatiquement lors de l'éjection, captée par des avions qui survolent la zone en permanence. Les patrouilles de combat comptent toujours au moins deux appareils : si l'un tombe, son équipier tourne en cercle autour du point d'éjection. «Il fait tout ce qu'il peut pour le protéger», explique le général Gilles Desclaux, qui a commandé jusqu'en 2011 la défense aérienne et les opérations aériennes (CDAOA) de l'armée de l'air française.. «En clair, il tire sur tout ce qui approche, tente d'isoler le survivor de tout élément hostile».

Dès que le pilote est localisé, une course contre la montre commence : des commandos de l'air spécialisés embarquent dans des hélicoptères, eux-mêmes protégés par des chasseurs-bombardiers, et partent récupérer le pilote. Dans le meilleur des cas, il faut compter plusieurs heures. «Les aviateurs sont entraînés à se cacher le mieux possible, s'ils sont valides. L'idée est de s'enterrer dans la journée et s'ils doivent se déplacer, ils le font la nuit», ajoute l'ancien chef d'un service de renseignement.

Dans le ...

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