Pierre Rolland plein d'ambitions pour l'année prochaine

le
0
Pierre Rolland plein d'ambitions pour l'année prochaine
Pierre Rolland plein d'ambitions pour l'année prochaine

Pierre Rolland, votre plus grande réussite sur le Tour cette année a-t-elle été de confirmer votre bonne performance de l?année dernière (10eme) ?
Oui, il fallait que je confirme. Il fallait que je montre que le Tour de l?année dernière n?était pas le fruit du hasard.

Que retiendrez-vous de ce Tour de France ? Votre huitième place, votre victoire d?étape?
Chez Europcar, nous pouvons retenir beaucoup de chose. Ma victoire, la victoire de Thomas la veille, le maillot à pois? C?est plus qu?une équipe de coureurs, c?est une grande famille construite autour de Jean-René Bernaudeau, avec un beau sponsor. Nous sommes fiers de nos couleurs, car sans Europcar, nous ne pourrions pas faire le Tour de France. Tous les ans, nous nous disons que nous ne pourrons pas faire mieux et tous les ans c?est différent. Nous prenons vraiment du plaisir.

Jean-René Bernaudeau (directeur sportif de la FDJ-Big Mat) nous a confié que le chrono allait être le gros défi de la saison prochaine?
Je l?ai travaillé pourtant ! Ça ne se voit pas forcement mais je vous promets que je l?ai travaillé. Le contre-la-montre, c?est une constante remise en question du coureur, de la position, du matériel? Moi j?ai envie d?y arriver mais il va falloir que tout le monde m?aide. Jean-René a pris la décision que nous allions essayer d?évoluer là-dessus. Nous allons donc tout faire pour. Mais je sais très bien que je ne vais pas gagner quatre minutes en une année sur un chrono de 50km. Sur ce Tour, ce qui me coûte cher, ce n?est pas les contre-la-montre, c?est cette horrible chute de Metz (ndlr : lors de la sixième étape) où beaucoup de coureurs sont restés à terre. Je suis fier, car après cette épreuve j?ai su garder le même objectif au classement général alors que j?étais au fond du trou.

« Le Tour m?obsède. Il prime sur tout le reste »


Qu?avez-vous penser de la polémique vous concernant lors de la 14eme étape où vous avez attaqué alors que le peloton attendait Cadel Evans, retardé par ses crevaisons ?
Ce sont les médias qui ont fait une polémique ! Dans le peloton, il n?y a jamais eu d?histoires. Ceux qui étaient 70eme et qui n?ont rien vu ont peut-être parlé, mais dans les dix premiers, il n?y a jamais eu d?histoire. Il faut arrêter avec ça.

Quand vous pensez au prochain Tour, où il y aura sûrement moins de contre-la-montre et plus de montagne, qu?est ce que ça vous inspire ?
Le Tour m?obsède? Depuis que je fais du vélo, c?est le Tour qui prime sur tout le reste. Il n?y a pas de concurrence avec le Tour. Mais j?espère aussi que nous évoluerons à un échelon supérieur et que nous pourrons courir le Giro, la Vuelta? Ça a fait rêver aussi. Ce qui est sûr, c?est que j?aime les courses de trois semaines.

Un petit mot sur Thibaut Pinot (FDJ, 10eme du général)?
C?est vraiment un coureur qui a énormément de talent. Et ça ne date pas du mois de juillet. Depuis qu?il est passé pro, on a vu quelque chose. La FDJ a vraiment de bons jeunes. Ce sont des coureurs qui ont de l?ambition et qui ne se cachent pas. C?est bien ce qu?on a fait l?autre jour en étant quatrième et cinquième pour la dernière étape de montagne. On était derrière les deux plus forts lui et moi. Il ne faut pas le brûler et le laisser tranquille, comme moi j?ai besoin d?être tranquille parfois.

« Être un leader, c?est aussi savoir accepter la pression »


L?un des grandes satisfactions de Jean-René Bernaudeau est d?avoir trouvé en vous et Thomas Voeckler, deux véritables leaders. Comment avez-vous vécu ce nouveau rôle ?
Je l?ai revendiqué. C?est moi qui ai demandé ce rôle. Nous étions les leaders avec Thomas et tous le long du Tour je n?ai jamais laissé tomber. Même à Metz quand je n?étais pas bien, je ne pouvais pas me dégonfler. Les gars n?avaient pas roulé pour moi pour rien. On sait que Thomas gagne des courses et c?est une bonne chose. Pour moi nous ne savions pas si j?allais pouvoir tenir ce statut. J?ai réussi. Ce sera un nouveau Pierre après 2012.

Comment devient-on leader ?
Un leader, c?est plein de chose. Il ne faut jamais baisser les bras et toujours remonter le moral des troupes. Thomas ne s?est jamais plaint de sa douleur au genou. Je le connais bien, je sais comment il roule et je voyais bien qu?il avait mal. Mais il ne l?a jamais dit devant tout le monde. Il faut aussi tirer tout le monde vers le haut. Je courrais souvent devant, et ça fait remonter tout le monde. Il y a des coureurs qui sont forts et qui gagnent plein de courses, mais ce ne sont pas des leaders parce qu?ils ne veulent pas de pression. C?est aussi ça être un leader, c?est savoir accepter la pression.

Le Tour est fini. Qu?allez-vous faire maintenant ?
Demain (lundi), je vais avec deux de mes équipiers à Disneyland Paris. Nous avons la chance d?être invité. C?est un peu une manière de rester ensemble. Nous le sommes pendant un mois et même plus avec la préparation, et c?est vrai qu?à la fin du Tour ça fait une grosse coupure. Mardi, je ferais le critérium de Lisieux, le mercredi Camors et le jeudi le critérium de Dijon. Et après je rentrerai enfin chez moi.



Pierre Rolland, votre plus grande réussite sur le Tour cette année a-t-elle été de confirmer votre bonne performance de l?année dernière (10eme) ?
Oui, il fallait que je confirme. Il fallait que je montre que le Tour de l?année dernière n?était pas le fruit du hasard.

Que retiendrez-vous de ce Tour de France ? Votre huitième place, votre victoire d?étape?
Chez Europcar, nous pouvons retenir beaucoup de chose. Ma victoire, la victoire de Thomas la veille, le maillot à pois? C?est plus qu?une équipe de coureurs, c?est une grande famille construite autour de Jean-René Bernaudeau, avec un beau sponsor. Nous sommes fiers de nos couleurs, car sans Europcar, nous ne pourrions pas faire le Tour de France. Tous les ans, nous nous disons que nous ne pourrons pas faire mieux et tous les ans c?est différent. Nous prenons vraiment du plaisir.

Jean-René Bernaudeau (directeur sportif de la FDJ-Big Mat) nous a confié que le chrono allait être le gros défi de la saison prochaine?
Je l?ai travaillé pourtant ! Ça ne se voit pas forcement mais je vous promets que je l?ai travaillé. Le contre-la-montre, c?est une constante remise en question du coureur, de la position, du matériel? Moi j?ai envie d?y arriver mais il va falloir que tout le monde m?aide. Jean-René a pris la décision que nous allions essayer d?évoluer là-dessus. Nous allons donc tout faire pour. Mais je sais très bien que je ne vais pas gagner quatre minutes en une année sur un chrono de 50km. Sur ce Tour, ce qui me coûte cher, ce n?est pas les contre-la-montre, c?est cette horrible chute de Metz (ndlr : lors de la sixième étape) où beaucoup de coureurs sont restés à terre. Je suis fier, car après cette épreuve j?ai su garder le même objectif au classement général alors que j?étais au fond du trou.

« Le Tour m?obsède. Il prime sur tout le reste »

Qu?avez-vous penser de la polémique vous concernant lors de la 14eme étape où vous avez attaqué alors que le peloton attendait Cadel Evans, retardé par ses crevaisons ?
Ce sont les médias qui ont fait une polémique ! Dans le peloton, il n?y a jamais eu d?histoires. Ceux qui étaient 70eme et qui n?ont rien vu ont peut-être parlé, mais dans les dix premiers, il n?y a jamais eu d?histoire. Il faut arrêter avec ça.

Quand vous pensez au prochain Tour, où il y aura sûrement moins de contre-la-montre et plus de montagne, qu?est ce que ça vous inspire ?
Le Tour m?obsède? Depuis que je fais du vélo, c?est le Tour qui prime sur tout le reste. Il n?y a pas de concurrence avec le Tour. Mais j?espère aussi que nous évoluerons à un échelon supérieur et que nous pourrons courir le Giro, la Vuelta? Ça a fait rêver aussi. Ce qui est sûr, c?est que j?aime les courses de trois semaines.

Un petit mot sur Thibaut Pinot (FDJ, 10eme du général)?
C?est vraiment un coureur qui a énormément de talent. Et ça ne date pas du mois de juillet. Depuis qu?il est passé pro, on a vu quelque chose. La FDJ a vraiment de bons jeunes. Ce sont des coureurs qui ont de l?ambition et qui ne se cachent pas. C?est bien ce qu?on a fait l?autre jour en étant quatrième et cinquième pour la dernière étape de montagne. On était derrière les deux plus forts lui et moi. Il ne faut pas le brûler et le laisser tranquille, comme moi j?ai besoin d?être tranquille parfois.

« Être un leader, c?est aussi savoir accepter la pression »

L?un des grandes satisfactions de Jean-René Bernaudeau est d?avoir trouvé en vous et Thomas Voeckler, deux véritables leaders. Comment avez-vous vécu ce nouveau rôle ?
Je l?ai revendiqué. C?est moi qui ai demandé ce rôle. Nous étions les leaders avec Thomas et tous le long du Tour je n?ai jamais laissé tomber. Même à Metz quand je n?étais pas bien, je ne pouvais pas me dégonfler. Les gars n?avaient pas roulé pour moi pour rien. On sait que Thomas gagne des courses et c?est une bonne chose. Pour moi nous ne savions pas si j?allais pouvoir tenir ce statut. J?ai réussi. Ce sera un nouveau Pierre après 2012.

Comment devient-on leader ?
Un leader, c?est plein de chose. Il ne faut jamais baisser les bras et toujours remonter le moral des troupes. Thomas ne s?est jamais plaint de sa douleur au genou. Je le connais bien, je sais comment il roule et je voyais bien qu?il avait mal. Mais il ne l?a jamais dit devant tout le monde. Il faut aussi tirer tout le monde vers le haut. Je courrais souvent devant, et ça fait remonter tout le monde. Il y a des coureurs qui sont forts et qui gagnent plein de courses, mais ce ne sont pas des leaders parce qu?ils ne veulent pas de pression. C?est aussi ça être un leader, c?est savoir accepter la pression.

Le Tour est fini. Qu?allez-vous faire maintenant ? Dormir ?
Demain (lundi), je vais avec deux de mes équipiers à Disneyland Paris. Nous avons la chance d?être invité. C?est un peu une manière de rester ensemble. Nous le sommes pendant un mois et même plus avec la préparation, et c?est vrai qu?à la fin du Tour ça fait une grosse coupure. Mardi, je ferais le critérium de Lisieux, le mercredi Camors et le jeudi le critérium de Dijon. Et après je rentrerai enfin chez moi.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant