Pierre Moscovici : «Sur la Grèce, ne jouons pas avec le feu !»

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Pierre Moscovici : «Sur la Grèce, ne jouons pas avec le feu !»
Pierre Moscovici : «Sur la Grèce, ne jouons pas avec le feu !»

C'est peut-être la réunion de la dernière chance. Après des mois de négociations infructueuses, les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent jeudi à Bruxelles pour évoquer l'épineux dossier de la dette de la Grèce (qui doit rembourser en juillet 7 milliards d'euros à ses créanciers). Les discussions bloquent sur l'intransigeance du FMI (Fonds monétaire international) et de l'Allemagne. Avec la visite lundi à Athènes de Bruno Le Maire, la France tente de jouer les bons offices. A la veille d'un Eurogroupe décisif, entretien avec Pierre Moscovici, le commissaire européen aux affaires économiques.

 

Le 22 mai, la réunion des ministres des Finances de la zone euro sur la Grèce s'était soldée par un échec. Cette fois, êtes-vous plus optimiste ?

Pierre Moscovici. Nous avons fait beaucoup de progrès. La réunion du 15 juin doit transformer l'essai. C'est une nécessité. Les autorités grecques ont fait leur part avec les dernières mesures votées par le Parlement, y compris sur des sujets difficiles comme les retraites. Aux partenaires de la Grèce de prendre maintenant leurs responsabilités.

 

Qu'est-ce qui bloque encore ?

Il manquait jusqu'à présent la confiance dans le fait que le gouvernement grec soit capable de maîtriser ses dépenses publiques dans la durée. C'est notamment ce qu'attendent le FMI et l'Allemagne. L'accord doit passer par le constat des progrès accomplis par les autorités grecques et le déblocage des 7 milliards d'euros d'aide qui leur permettront de faire face à leurs échéances de juillet. Sur cette base, il faudra être capable de prendre des mesures, à moyen terme, d'allégement de la dette avec l'appui du FMI.

 

En cas d'échec, va-t-on vers un Grexit ?

Le Grexit n'est plus d'actualité. En juillet 2015, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, l'avait envisagé, parce qu'il estimait que la Grèce ne faisait aucun effort pour se réformer. Depuis, la Grèce a ...

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