Pierre Moscovici prône une intervention européenne sur le marché

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PIERRE MOSCOVICI SALUE LES PROPOS DE MARIO DRAGHI
PIERRE MOSCOVICI SALUE LES PROPOS DE MARIO DRAGHI

PARIS (Reuters) - Le ministre français des Finances a souhaité jeudi que les dispositifs d'intervention européens sur les marchés ne restent pas "lettre morte" face à la crise des dettes souveraines et a salué les propos du président de la BCE sur les spreads.

Prié de dire si le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) devait agir maintenant pour l'Espagne et pour l'Italie, Pierre Moscovici a répondu : "Je ne veux pas me mettre à la place des dirigeants ni du FESF, du MES plus tard, ni de la Banque centrale européenne dont je respecte l'indépendance, je dis simplement que la dimension d'intervention sur les marchés ne doit pas rester lettre morte, qu'elle ne peut pas être pour l'éternité une ligne dans les conclusions d'un Conseil européen".

"Il faut qu'on trouve les voies et moyens, les meilleurs instruments, les meilleurs mécanismes, les meilleurs canaux pour mettre en ouvre de façon appropriée, en fonction des situations concrètes auxquelles nous pouvons être confrontés dans les semaines et les mois qui viennent", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. "Je n'ai pas pointé une urgence pour demain matin", a-t-il précisé.

Dans l'attente de la décision mi-septembre de la Cour constitutionnelle allemande sur le Mécanisme européen de stabilité (MES), le FESF est le levier actuellement à disposition des Européens pour tenter d'apaiser les tensions sur le marché des dettes souveraines.

MOSCOVICI SALUE DRAGHI

Interrogé sur les propos tenus ce jeudi par le président de la BCE, Mario Draghi, selon qui les tensions sur les dettes souveraines pouvaient ressortir du mandat de la BCE si elles perturbent la politique monétaire, Pierre Moscovici a répondu : "Je trouve cette déclaration tout à fait positive."

"Dans la mesure où l'ampleur des primes souveraines handicape le fonctionnement des canaux de transmission de la politique monétaire, elles entrent dans le cadre de notre mandat", avait dit Mario Draghi.

Cette déclaration intervient au moment où les rendements sur les obligations souveraines espagnoles et italiennes restent à des niveaux proches de leurs records.

"La BCE est prête à faire tout ce qu'il faudra pour préserver l'euro", a dit Mario Draghi. "Et croyez-moi, ce sera suffisant."

La déclaration du président de la BCE a été saluée sur les marchés : les indices boursiers européens et les contrats 'futures' sur indices à Wall Street ont effacé leurs pertes dans la foulée, jusqu'à s'inscrire franchement dans le vert.

L'euro, qui était également orienté à la baisse, a repris tout le terrain perdu pour repasser nettement au-dessus de 1,22 dollar, à 1,2263 à 14h00 (12h00 GMT).

Selon Pierre Moscovici, "la Banque centrale européenne, en toute indépendance, a évidemment un rôle à jouer de consolidation de l'ensemble du système".

Les marchés financiers espèrent que l'institut de Francfort prendra de nouvelles mesures pour soutenir l'activité économique et le crédit d'une part, les pays de la zone euro en difficulté d'autre part, mais le débat est animé sur les outils qu'elle peut mettre en oeuvre sans outrepasser ses statuts.

Mis en sommeil, le plan de rachat de dette souveraine par la BCE pourrait être réactivé, mais la banque centrale pourrait aussi utiliser des solutions alternatives, pensent certains économistes.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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  • rodde12 le jeudi 26 juil 2012 à 16:10

    Y fo kon... l'été va être chaud! partez vous serez bientot sur le sable.

  • 466patri le jeudi 26 juil 2012 à 15:38

    La politique, wouuaarff You can't beat the system....

  • adniog le jeudi 26 juil 2012 à 15:26

    Pourquoi pas, car d'autre part et de toute façon ça viendra un jour qu'il faudra admettre que l'état grec soit en banqueroute... pour repartir de bon pied, ensuite on pourra les tenir à flo ! Espagne, Italy ... ce n'est pas la Grèce !

  • jean1024 le jeudi 26 juil 2012 à 15:21

    La main invisible ne régule rien !!! Laisser le marche sans garde fou, on voit les conséquences. Il est temps que la politique reprennent le dessus.

  • M7210200 le jeudi 26 juil 2012 à 15:19

    les MESpour infos est garanti sur votre epargne n'allez pas pleurnicher qd vous aurez tout perdu!

  • c.tardo1 le jeudi 26 juil 2012 à 15:14

    M4189758 : Il n'y a que les imbéciles pour ne pas changer d'avis. Au moins les propos de notre ministre conforte ceux de la BCE et permettent de donner un signal fort à ceux qui tire à hue et à dia contre l'euro. Notre monnaie, malgré nos dettes souveraines est certainement plus forte que le dollar et c'est pourquoi elle est attaquée. En conséquence il faut lutter d'un même pied et faire front commun.

  • M7210200 le jeudi 26 juil 2012 à 15:10

    c qui moscovici?

  • M4189758 le jeudi 26 juil 2012 à 14:57

    JPi - Europe à l’aide ! Mais de toute façon nous voterons contre tout traité européen passé, présent et futur. Qu’en pense notre ministre des ‘affaires’ étrangères ? Vive le PS, droit dans ses bottes. On ne mérite pas ces polis tiques là.

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