Pierre Moscovici précise les contours de la future BPI

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Pierre Moscovici précise les contours de la future BPI
Pierre Moscovici précise les contours de la future BPI

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a précisé mercredi les contours de la future Banque publique d'investissement (BPI) promise par le président François Hollande pendant la campagne pour l'élection présidentielle.

Selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, le nouveau chef de l'Etat a demandé en conseil des ministres que ce nouvel établissement soit opérationnel "dès janvier 2013".

Pierre Moscovici a rappelé dans une communication que la création de la BPI s'inscrivait dans le cadre d'une nouvelle politique de financement de l'économie "au service de la croissance", reposant également sur une réforme de l'épargne réglementée et du système bancaire.

La mise sur pied de la BPI vise notamment à remédier aux difficultés de financement des petites et moyennes entreprises (PME), des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des "acteurs de l'économie sociale et solidaire".

Une consultation doit permettre d'en définir les missions avant le 30 juillet prochain.

Selon le ministre de l'Economie, le nouvel établissement aura trois missions principales :

- pallier les défaillances de marché qui handicapent le financement des entreprises, en particulier des PME, par un soutien en fonds propres et quasi fonds propres ;

- investir dans les secteurs stratégiques d'avenir comme la reconversion numérique, écologique et énergétique de l'industrie et l'économie sociale et solidaire ;

- constituer un levier d'intervention au service du développement des territoires, en lien avec les régions.

La BPI pourra offrir un guichet unique pour le financement public des très petites entreprises (TPE), PME, ETI et acteurs de l'économie sociale et solidaire.

Elle permettra notamment de mobiliser à leur service l'épargne recueillie par le "livret d'épargne industrie" (LEI) qui remplacera le livret de développement durable (LDD).

Pierre Moscovici conçoit enfin la BPI comme un outil de pilotage stratégique de la politique de croissance de l'Etat.

Ni le ministre ni la porte-parole du gouvernement n'ont précisé le montant de la dotation en capital de la BPI et le plafond du futur LEI. Ces éléments seront précisés dans le cadre d'une "mission de préfiguration" qui doit rendre ses conclusions fin juillet, a dit Najat Vallaud-Belkacem.

Le programme présidentiel de François Hollande prévoyait un doublement du plafond du Livret A et du LDD actuellement limités à 15.300 et 6.000 euros et aujourd'hui rémunérés à 2,25%.

Le projet socialiste prévoyait également de doter la future BPI de 20 milliards d'euros.

Emmanuel Jarry, avec Jean-Baptiste Vey édité par Yves Clarisse

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  • MAM34090 le jeudi 7 juin 2012 à 19:04

    Le plafond du livret A, disait-on avant mai-juin, devait passer à 23000 environ mais pas doubler je crois me souvenir (?). Enfin, tant mieux s'il double vraiment (pour ceux qui ont de l'argent à blanchir autrement qu'en passant par les paradis fiscaux).

  • MAM34090 le jeudi 7 juin 2012 à 19:00

    Si ces livrets sont rémunérés au prorata du succès de ces PME va falloir s'accrocher, si c'est encore les PP qui épongent non merci ! C'est bien beau de vivre aux crochets des sponsors, vendre des faux espoirs à prix d'or, mais il faut bien réussir un jour...

  • pacman78 le mercredi 6 juin 2012 à 19:23

    il prend toujours des poses genre je suis un grand homme sur les photos ce typec est marrant je trouve de la part d un guignol

  • feniks le mercredi 6 juin 2012 à 18:39

    Les contours ? Roses évidemment ! Avec des bandes rouges et vertes, presque le Crédit Agricole leur copain.

  • jfmaudi le mercredi 6 juin 2012 à 17:29

    @ riboule6 Je pense qu'il faut donner sa chance à cette proposition. Notamment si il s'agit d'intervenir au niveau des fonds propres des PME et de soutenir les TPE. C'est plus ou moins de la subvention mais si les règles de fonctionnement sont professionnelles, cela devrait en aider beaucoup qui n'ont pas accès aux circuits de financement du privé.

  • abacchia le mercredi 6 juin 2012 à 17:27

    Pourquoi pas ? De toute façon, "ils" ne mobilisent que l'épargne des Français, qui au pire disparaitra (sic). Plus sérieusement, j'ose espérer que les choix d'attribution des financements se feront en tenant compte d'une création de valeur à long terme. En bref, souhaitons que l'équipe mise en place par des idéologues de gauche ait quelques notions d'économies, et de tendance à LT...

  • riboule6 le mercredi 6 juin 2012 à 17:18

    du vent