Pierre Moscovici, le mal-aimé du gouvernement ?

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Pierre Moscovici pose pour la photo de famille des ministres européens des Finances, en avril 2013.
Pierre Moscovici pose pour la photo de famille des ministres européens des Finances, en avril 2013.

Le "Mosco bashing" est en vogue. Les dirigeants socialistes ont bien du mal à pardonner au ministre de l'Économie et des Finances sa sortie explosive de la fin de l'été. Pierre Moscovici avait, sur le plateau de TF1, confié être "sensible au ras-le-bol fiscal des Français". Déclaration qui avait donné le top départ du psychodrame autour de la politique fiscale de François Hollande. En petit comité, un ministre important constate que "lorsqu'on utilise soi-même les mots d'en face, c'est toujours dommageable". Proche du président, le sénateur François Rebsamen n'est pas plus amène : "Ce n'est pas étonnant qu'on se prenne un coup de boomerang si c'est nous qui lançons le débat sur le ras-le-bol fiscal. Si on ne mène pas cette politique fiscale, ce sera la faillite."

L'initiative de Moscovici, souvent qualifiée de "bourde", n'avait pas été appréciée à l'Élysée. Mais un conseiller proche du pouvoir appelle à relativiser : "Même si c'est vrai qu'on n'attend pas d'un ministre qu'il siffle le début de la récré, mais plutôt la fin, c'est un peu facile de prendre Moscovici comme bouc émissaire. Il a été Saint Jean Bouche d'or, il a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas." "Deux discours entre l'Élysée et Matignon" Mais Pierre Moscovici n'en est pas, avec cette affaire, à son premier coup d'éclat. Début août déjà, son interview à Corse-Matin, dans laquelle il évoquait la faiblesse de la croissance, alors que...

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