Pierluigi Casiraghi : "On trouve de tout en banlieue parisienne"

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Pierluigi Casiraghi : "On trouve de tout en banlieue parisienne"
Pierluigi Casiraghi : "On trouve de tout en banlieue parisienne"

Un Pierluigi Casiraghi peut en cacher un autre. L'ancien attaquant de la Lazio s'étant fait discret depuis quelques années, c'est bien le recruteur de l'Inter qui a pris les devants. Et il nous raconte ses secrets.

Vous avez été footballeur ? Oui, mais j'étais tellement mauvais que j'ai eu la décence de m'arrêter assez tôt, vers mes 20 ans. J'ai tout de même joué à Lecco, qui était en Serie A dans les années 60 hein !
Et ensuite ? Avec un groupe d'amis qui ont tous fini à l'Inter, comme l'actuel directeur sportif Ausilio, Cerrone, le masseur Frigerio, etc. On s'est rapproché de la Pro Sesto, club de la banlieue milanaise. D'ailleurs, c'était un partenaire du Milan AC. Sa Primavera jouait au stade Breda, c'était la génération de Franco Baresi, avec Capello entraîneur. J'avais un très bon rapport avec les Rossoneri et notamment l'ancien dirigeant, Ariedo Braida. Mais c'est l'Inter qui m'a demandé un coup de main pour leur trouver un secrétaire du centre de formation. Je leur ai proposé Piero Ausilio qui était jeune et venait d'être diplômé en droit. Deux ans plus tard, il m'a contacté pour le rejoindre. J'étais tiraillé car Baresi voulait aussi me faire venir au Milan, c'était un sacré bordel ! Au final, j'ai choisi l'Inter, et ça fait 15 ans que je suis là.
Quel est votre rôle ? Je fais du scouting exclusivement à l'étranger, à partir de 16 ans pour l'Union européenne et à 18 pour les extracommunautaires. C'est d'ailleurs plus compliqué pour ces derniers puisqu'il faut qu'une place soit libre dans l'effectif professionnel. Du coup, on peut conclure des opérations à l'avance, c'est ce qu'on a fait avec Coutinho par exemple. On l'a acheté à 16 ans et on l'a laissé à Vasco de Gama jusqu'à sa majorité. Je couvre en gros les 16-19. Je parcourais le monde tout seul jusqu'à il y a quelques années, mais je suis maintenant accompagné de Paolo Manighetti.
Vous avez des destinations préférées ? Oui, c'est selon le rapport qualité-prix. Le problème en Amérique du Sud, c'est qu'ils font jouer leurs jeunes très tôt pour en augmenter la valeur. Moi, je les connais tous, mais l'Inter ne peut pas rivaliser. Les Anglais arrivent, allongent la monnaie, parfois de manière exagérée par rapport aux qualités du garçon, et c'est fini pour nous, à moins d'intervenir plus tôt. En mars, j'étais au Paraguay pour la Copa América U17, mais je connaissais déjà tous les joueurs car un an et demi plus tôt, j'avais vu l'édition U15 en…



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