Philippines : «Il faudrait s'occuper des survivants dans les terres»

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Philippines : «Il faudrait s'occuper des survivants dans les terres»
Philippines : «Il faudrait s'occuper des survivants dans les terres»

Yann Libessart, membre de l'équipe d'urgence MSF (médecin sans frontière), est arrivé jeudi dernier à Tacloban (aux Philippines), frappé par le typhon Yolanda la semaine dernière. Cet ingénieur, ancien biologiste et représentant officiel de la France aux îles Kerguelen (au sud de l'océan Indien) a déjà participé à plusieurs missions humanitaires (Afrique, Timor oriental, Afghanistan, Irak...). Il nous livre en exclusivité ses impressions sur la catastrophe qui a frappé les Philippines.

Quelle est quoi la priorité ?

Yann Libessart : Aucun d'entre nous n'avait jamais vu un tel niveau de dévastation. Il faut prioritairement intervenir dans les zones rurales, qui sont totalement détruites, il ne reste plus rien. Nos «cousins» (les aides de tous les autres pays, ndlr) s'occupent de la côte alors qu'il faudrait s'occuper des survivants dans les terres. On n'a aucune autre solution que de les évacuer à Manille notamment, le temps de nettoyer les dégats causés par une vague haute de plusieurs mètres. Les Philippins sont préparés depuis longtemps aux vents violents, mais pas au Tsunami qui a inondé leurs terres. En plus de quinze pays, je n'avais jamais vu un tel spectacle.

Où en est votre projet d'hôpital gonflable ?

L'hôpital gonflable de MSF est en route, il devrait arriver demain dans la journée, et être opérationnel le jour suivant. Il sera placé dans l'enceinte de l'hôpital de Bethany, qui a été détruit mais où il reste du matériel qui devrait être utilisable. Aucun autre site n'était viable en ville et disposait d'une surface au sol nécessaire pour installer notre structure. L'objectif, c'est de réhabiliter tous les soins et devenir l'hôpital de référence de Tacloban. Les traumatismes, les accidents de voiture, les blessures liées au typhon, les infections, les maladies chroniques... aucun service ne sera délaissé, même, bien sûr, le service obstétrique. Petit à petit, nous espérons ...

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