Philippe Séguin : un livre et des impairs

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Philippe Séguin plaisante, le 25 avril 2000 à Paris, dans les locaux de sa permanence en compagnie de ses collaborateurs alors qu'il est candidat à l'investiture RPR pour les municipales.
Philippe Séguin plaisante, le 25 avril 2000 à Paris, dans les locaux de sa permanence en compagnie de ses collaborateurs alors qu'il est candidat à l'investiture RPR pour les municipales.

À l'instar de nombreux journalistes, nous avons récemment reçu le livre de Michel Taubmann dédié à Philippe Séguin, Le Fils perdu de la République (éditions du Moment). Curieux d'en savoir un peu plus sur la personnalité et le parcours de l'ancien premier président de la Cour des comptes, mort en 2010, nous l'avons donc lu. Entre plusieurs éléments de portrait connus, quelques passages se voulant "exclusifs" ont retenu notre attention. Connu pour sa tentative - vaine - de réhabilitation de DSK, qui aurait été, selon lui, victime d'un piège dans l'affaire du Sofitel, l'auteur défend la thèse suivante : le père de l'ancien président de l'Assemblée nationale ne serait pas son vrai père. Il entend ainsi donner une autre perception de cette photo, connue de tous, du jeune Philippe Séguin se faisant remettre la médaille militaire et la croix de guerre décernées à son père, l'aspirant Robert Séguin, tué le 7 septembre 1944 alors qu'il combattait pour la libération de la France. Pour Taubmann, Albert Hayat, gérant d'un magasin de lingerie de Tunis, serait son véritable géniteur. Le journaliste reprend ici une rumeur vieille de trente ans pour en faire un sujet d'enquête. Une enquête, disons-le, peu convaincante.

Les enfants démentent

"Beaucoup d'indices et de témoignages recueillis au cours d'une longue enquête nous incitent à l'affirmer. Les enfants de Philippe Séguin comme les descendants de son supposé père biologique ont...

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