Philippe Saint-André : " Impensable de remettre les quinze mêmes joueurs "

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Philippe Saint-André : " Impensable de remettre les quinze mêmes joueurs "
Philippe Saint-André : " Impensable de remettre les quinze mêmes joueurs "

Après avoir dévoilé son XV de départ contre la Roumanie, le sélectionneur de l'équipe de France Philippe Saint-André a justifié ses choix, rappelant notamment qu'il est impossible de faire jouer la même équipe à quatre jours d'intervalle.

De notre envoyé spécial en Angleterre,

Philippe Saint-André, pourquoi avoir choisi de faire débuter Morgan Parra au poste de n°9 ?
Je suis satisfait de tout le groupe. Morgan (Parra) a cette expérience des matchs de Coupe du monde. Il sera buteur numéro 1 de l'équipe. On a vu avec les arbitres qu'il fallait une maitrise et une discipline totale. Rory (Kockott) sera le demi de mêlée puncheur qui entrera en 2eme mi-temps. Il peut être un match winner. Là on a préféré commencer avec une charnière plus expérimentée. 

Y a-t-il des choses qui vous ont déplu contre l’Italie ?
On va avoir un entrainement cet après-midi avec beaucoup d'intensité. On va travailler les nettoyages parce qu'on voulait des ballons plus rapides. On va faire une séance vidéo sur les pénalités qu’on n’aurait pas dû prendre face à l'Italie.

Pourquoi Louis Picamoles est-il l’un des seuls joueurs qui va débuter contre la Roumanie après avoir commencé contre l’Italie ?
Louis Picamoles a besoin de jouer. Il a joué tous les matchs mais n'a pas fait l'intégralité de ces rencontres. Avec Chouly et Maestri, on peut faire tourner et faire passer Le Roux en troisième ligne. On avait deux numéros 8 face à l'Italie. On se devait de doubler pour ce match. Yoann Huget aurait dû doubler également, mais on ne va pas revenir sur le cas de Yoann.

Brice Dulin va commencer en 15, c’est un soulagement pour lui ?
Brice Dulin est un grand joueur, un grand compétiteur. Là il est titulaire. Brice joue 15 mercredi, son poste de prédilection. Il peut aussi jouer à l'aile. Il a l’opportunité d’être titulaire, ça fait longtemps qu’il attend ça. Pour moi c'est un grand joueur de rugby. 

 « Une victoire et aucun blessé »

Le bonus est-il obligatoire mercredi ?
On va se concentrer sur la préparation de ce match, physiquement et mentalement. On veut prendre le match par le bon bout.

Avez-vous regardé le match Nouvelle-Zélande - Argentine, votre potentiel adversaire en quart de finale ?
C'était un match de haut niveau. On n'est pas en quarts, on en est au deuxième match. On pense à nous, à notre jeu, à nos joueurs, avant de penser à nos hypothétiques adversaires en quarts, demies.

Avez-vous prévu un plan de jeu contre la Roumanie ?
Je ne vais vous dire le game plan, surtout que tous les Roumains parlent français (sourire). On aura une équipe compétitive et adaptée pour jouer la Roumanie. Le rugby reste un sport de combat collectif. Si on ne met pas l'intensité et la férocité qu'il faut, on peut se faire surprendre. Ce groupe est concentré sur ce match-là. On va s’appliquer, les joueurs sont déterminés pour ce match de mercredi. Nous avons un bloc de deux matchs, après on redistribuera peut-être les cartes pour  le match contre le Canada. 

Quel serait le match parfait contra la Roumanie ?
Une victoire et aucun blessé.

Vous avez perdu deux fois contre la Roumanie en tant que joueur...
Oui, c’était à Auch et Grenoble. A l’époque toutes les années on jouait la Roumanie Ce sont des images en noir et blanc, certains joueurs n’étaient pas nés. J’aurais honte de leur montrer ces images ce n’est était pas le même rugby.

Que pensez-vous de la Roumanie ?
C’est une équipe latine, qui a une bonne conquête, un ouvreur et un 15 qui ont un très bon jeu au pied. Ils ont des joueurs très rudes dans les un contre un. Leur préparateur physique est français, ils se sont bien préparés, ils sont allés en altitude. Mais on va se concentrer sur notre performance.

« Si un arrière s’était blessé, on aurait appelé Max Médard »

Qu’attendez-vous de ce match ?
J’attends une belle performance collective des 23 joueurs retenus contre la Roumanie. Le rugby est un sport de combat. On ne peut pas jouer tous les 3-4 jours avec la même équipe. C’est impensable, impossible de remette les quinze mêmes joueurs. Mais on l’a anticipé dans notre structure du groupe des 31.

Que pensez-vous du French Bashing qui règne parfois dans la presse anglaise ?
Je suis dans la compétition, je ne lis absolument rien. On est bien ici, on est bien reçu. A l’hôtel ils font tout pour qu’on soit dans les meilleures conditions. On est heureux d’être en Angleterre pour cette compétition exceptionnelle. Voir 25 0000 français à Twickenham, entendre la Marseillaise pendant Angleterre - Fidji et Nouvelle-Zélande - Argentine... C’est la beauté de notre sport. Gardons  l’esprit de notre sport, le fait qu’on est différent, et qu’on est obligé de changer 80% de l’effectif car les matchs sont durs. 

Pourquoi avez-vous appelé Remy Grosso ?
C’est un bon joueur, un finisseur, un vrai trois-quarts aile. Il s’améliore de plus en plus à Castres. On a failli le prendre dans la liste. S’il y avait eu 37 joueurs, on l’aurait pris. On connaît ses qualités. Il va vite, il est puncheur, il est capable de passer des premiers rideaux. Si un arrière s’était blessé, on aurait appelé Max Médard, mais à partir du moment où c’est un trois-quarts aile... J’aurais dû essayer plus d’ailiers, mais dans notre championnat, il y a 60-70% d’ailiers fidjiens.

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