Philippe réaffirme sa confiance à Ferrand, loi Bayrou le 14 juin

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PARIS (Reuters) - Edouard Philippe a réaffirmé mardi sa confiance au ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand tout en disant comprendre "l'exaspération" et "l'agacement" des Français face à des pratiques légales mais qui ne sont plus tolérées.

Invité de France 2, le Premier ministre a confirmé que le projet de loi sur la moralisation de la vie publique, qui interdira notamment la pratique des emplois familiaux, serait présenté en conseil des ministres le 14 juin.

"Oui", Richard Ferrand peut rester au gouvernement, a réaffirmé Edouard Philippe.

"Et je dis oui après avoir parfaitement compris et avoir parfaitement conscience de l'exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement devant les mises en cause successives qui leur donnent l'impression que les élus qu'il désignent par l'élection ne seraient pas aussi droits que ce qu'il peuvent attendre et espérer".

Le Canard enchaîné a révélé la semaine dernière que les Mutuelles de Bretagne avaient loué à partir de 2011, à une époque où elles étaient dirigées par Richard Ferrand, des locaux à une société appartenant à sa compagne.

Cette opération n'a a priori rien d'illégal et ne fait l'objet d'aucune enquête de justice. Mais elle a fait naître un soupçon de favoritisme dans un contexte rendu brûlant par la déflagration de l'affaire François Fillon durant la campagne présidentielle. De nouveaux éléments publiés mardi par Le Monde ont un peu plus fragilisé le ministre, qui a dénoncé des "amalgames".

"Je me suis fixé des règles très claires comme chef de gouvernement", a souligné Edouard Philippe. "Un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n'y a aucune ambiguïté là dessus" et les ministres se doivent d'être "exemplaires dans leur attitude de ministre et exemplaires y compris dans leur vie privée lorsqu'ils s'expriment".

"Cette exemplarité sera respectée strictement", a-t-il assuré.

"Nous allons prendre des règles claires pour éviter cet espace qui est fait de choses qui ne sont pas illégales mais qui ne sont plus acceptables", a-t-il dit.

Le projet de loi qui devait initialement être présenté en conseil des ministres le 7 juin le sera finalement le 14 juin, le temps de s'assurer que le texte est "parfaitement conforme".

"Nous avons tous le sentiment de l'urgence", a-t-il dit. Mais "il se trouve que nous allons insérer dans ce projet de loi des dispositions assez innovantes et que c'est donc compliqué à l'écrire et que donc, comme on veut que le texte soit parfaitement conforme, il sera présenté le 14 juin en conseil des ministres après son examen par le Conseil d'Etat".

Selon une source gouvernementale, le projet de loi a déjà été transmis au Conseil d'Etat.

(Marine Pennetier, avec Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet)

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  • cavalair il y a 9 mois

    Je te tiens, tu me tiens par la barbichette......

  • bsdm il y a 9 mois

    Avec E philippe on peut louer à sa compagne mais pas à sa femme ! Beau " distinguo"et belle moralité !