Philippe Diallo : "L'arrêt Bosman a pénalisé le foot français".

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Philippe Diallo : "L'arrêt Bosman a pénalisé le foot français".
Philippe Diallo : "L'arrêt Bosman a pénalisé le foot français".

Le 20 novembre, l'UCPF présentait son livre blanc sur Le décrochage du fooball français, dans une atmosphère plombée par l'affaire des transferts marseillais et des matchs de Ligue 2 arrangés. À froid et dans le calme, le directeur général de l'UCPF Philippe Diallo fait le point sur la situation des clubs français.

Le livre blanc parle avant tout de questions économiques. Le retard du football de club français ne s'explique que par des problèmes d'ordre économique ? En tout cas, on est venus sur le terrain économique, car nous sommes un regroupement de dirigeants de clubs, et ces dirigeants ont la responsabilité de la gestion de leurs clubs, donc ce sont ces aspects qui sont mis en avant dans le rapport. Après, bien évidemment, les questions d'ordre purement sportif doivent aussi être abordées, mais on le fera en concertation avec des techniciens, entraîneurs et joueurs. Tous ceux qui sont sur le terrain, car de ce côté-là aussi, nous devons enrichir notre réflexion. Mais nous nous sommes concentrés dans ce livre blanc sur les éléments qui sont directement de notre responsabilité, à savoir tous les aspects d'environnement juridique, économique, fiscal, que nous avons comparés à nos voisins européens.
Vous pointez 1995, et l'application de l'arrêt Bosman, comme un moment charnière, vous pouvez développer ? C'est une date symbolique parce que d'une part - on le rappelle dans le rapport - la France était classée deuxième à l'indice UEFA en 1995. Deuxième meilleure nation parmi la cinquantaine de nations de l'UEFA, ce qui signifie que nous étions très performants. C'est l'époque où Marseille gagnait la Ligue des champions en 1993, le PSG remportait la Coupe des coupes en 1996, et on peut penser que cela s'est prolongé jusqu'en 1998 avec la victoire de l'équipe de France en Coupe du monde. Il faut se souvenir qu'avant 1995, il y avait des quotas de joueurs étrangers dans les équipes. Ils étaient limités à trois par effectif. Cela signifiait que l'essentiel des joueurs français jouaient pour des équipes françaises, et que les étrangers n'étaient que des "valeurs ajoutées" dans nos équipes. En 1995, la Cour de justice européenne avec l'arrêt Bosman a décidé de reconnaître le principe de libre circulation pour les footballeurs au sein de l'Union européenne, et à partir de ce moment-là, on a assisté à la mise en concurrence de systèmes fiscaux et sociaux, d'environnements juridiques entourant les clubs, différents selon les pays. À ce jeu, la France s'est trouvée pénalisée. Je ne porte pas de jugement sur le fond, nous ne dressons qu'un constat, mais la France s'est retrouvée face à des concurrents avec des avantages compétitifs...

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