Philippe Courroye muté de force au parquet général de Paris

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PHILIPPE COURROYE MUTÉ DE FORCE AU PARQUET GÉNÉRAL DE PARIS
PHILIPPE COURROYE MUTÉ DE FORCE AU PARQUET GÉNÉRAL DE PARIS

PARIS (Reuters) - Philippe Courroye, magistrat emblématique de l'ère Sarkozy, a été nommé de force au parquet général de Paris par la nouvelle majorité socialiste, qui a annoncé vendredi sa nomination dans le Journal officiel.

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) avait donné mardi un avis favorable à la mutation forcée du procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine), que la ministre de la Justice, Christiane Taubira, s'était engagée à suivre.

Cette dernière avait annoncé procéder à une mutation "dans l'intérêt du service" de ce procureur, incarnation pour les syndicats de magistrats de la supposée tentative de mise sous tutelle du parquet sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Philippe Courroye est mis en cause notamment du fait des poursuites disciplinaires engagées contre lui pour l'espionnage de factures téléphoniques détaillées ("fadettes") de journalistes du Monde demandé en 2010 en marge des procédures visant la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.

Philippe Courroye se dit victime d'une sanction politique déguisée et a annoncé par avance qu'il contesterait sa mutation devant le Conseil d'Etat. Il a dit aussi vouloir devenir avocat pour échapper à cette mutation.

Ces deux voies semblent cependant insuffisantes au moins dans un premier temps, en raison des délais, pour faire obstacle à l'affectation du magistrat au poste qu'il refuse.

Dans un entretien au Figaro publié la semaine dernière, Philippe Courroye a nié tous les griefs portés contre lui et s'est dit victime d'une "chasse à l'homme" et d'un "lynchage" qui serait dus à sa trop grande indépendance d'esprit.

Les syndicats de magistrats rétorquent que Philippe Courroye lui-même ne voulait pas d'un statut d'indépendance du parquet, car il n'a pas signé un appel en ce sens lancé juste avant l'élection présidentielle par 126 des 163 procureurs du pays.

Le syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche) a critiqué le traitement par Philippe Courroye des affaires visant la fortune Bettencourt, estimant que le procureur a cherché à freiner ou enterrer cette affaire gênante pour la majorité de l'époque, ce qui a fini par entraîner son dessaisissement en 2010. Depuis, d'autres juges de Bordeaux enquêtent sur Nicolas Sarkozy.

Yves Clarisse

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  • manix75 le vendredi 3 aout 2012 à 11:57

    Si Sarko en avait fait le dixième à l'égard d'un juge, Le Monde, Marianne le nouvel Obs, la LDH, l'Express, tous les journaux de province et peut être même Libé auraient fait leur une sur le fasciisme de la droite dure; mais quand c'est Héros Holland les Normaux, on appelle cela la nécessaire remise en ordre du système judiciaire mis à mal par un tjuge de droite (sur 999 de gauche)

  • M3101717 le vendredi 3 aout 2012 à 11:12

    Quelle mauvaise foi : Courroye fraie avec les personnes qu'il est sensé juger et personne ne devrait s'affoler ? L'honnèteté n'est pas innée ;)

  • bigot8 le vendredi 3 aout 2012 à 10:33

    faites ce queue...je dis faites pas ce que nous socialos nous faisons depuis tjs !vive l uRSS du ptit gros

  • van-cail le vendredi 3 aout 2012 à 10:18

    c'est quoi ça SM ?

  • M6437502 le vendredi 3 aout 2012 à 09:39

    Et les socialos prétendront encore que la justice est indépendante!