Philippe Courroye, le destin gâché d'un magistrat atypique

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DÉCRYPTAGE - Le procureur de Nanterre, qui dénonce une «chasse à l'homme», paraît aujourd'hui très isolé.

Philippe Courroye est un magistrat qui sort du lot. Juge d'instruction brillant, il a, notamment, «coincé» des personnalités politiques (de droite) qui se croyaient intouchables, et un chef nationaliste corse, Charles Pieri. Nommé procureur de Nanterre à la fin du dernier mandat de Jacques Chirac, contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature, il a raté sa reconversion au parquet. M. Courroye s'est, en effet, laissé piéger dans un conflit in­compréhen­sible avec une collègue du siège, Isa­belle Prévost-Desprez, sur fond d'affaire Bettencourt.

Incapable de la moindre autocritique, raide comme un passe-lacet, arrogant comme un prince du sang, visé par plusieurs plaintes pénales - mais présumé innocent -, il a fini par incarner, aux yeux de l'opinion pu­blique, l'archétype de l'étouffeur de scandales, aux ordres du pouvoir politique. Tandis que sa rivale, mise en examen pour violation du secret de l'instruction - faits d'une gravité considérable s'ils ü/p>...

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