Philippe Courroye entendu dans le cadre de l'affaire Bettencourt

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PHILIPPE COURROYE AUDITIONNÉ DANS L'ENQUÊTE SUR LILIANE BETTENCOURT
PHILIPPE COURROYE AUDITIONNÉ DANS L'ENQUÊTE SUR LILIANE BETTENCOURT

BORDEAUX (Reuters) - L'ancien procureur de Nanterre Philippe Courroye est arrivé mardi au palais de justice de Bordeaux où il doit être auditionné en tant que témoin dans l'enquête sur l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt.

Le juge d'instruction Jean-Michel Gentil souhaite l'entendre sur des rencontres qu'il aurait eues avec le président Nicolas Sarkozy en 2009, 2010 et 2011, écrit le quotidien Le Parisien.

Trois autres proches de Nicolas Sarkozy devaient être entendus mardi par la brigade financière à Paris : son ami l'avocat Thierry Herzog, l'ancien secrétaire général de l'Elysée Xavier Musca et son ex-conseiller pour la justice Patrick Ouart.

Les enregistrements de conversations effectués au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome de 2009 à 2010 ont montré que l'Elysée pouvait avoir été informé des avancées de l'enquête préliminaire ouverte par le procureur Courroye après la plainte pour abus de faiblesse déposée par la fille de la milliardaire.

Ces enregistrements ont également attiré l'attention sur des soupçons de financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Claire Thibout, ancienne comptable de la famille Bettencourt, a depuis affirmé devant le juge que le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre lui avait réclamé pendant la campagne 150.000 euros en liquide qu'il disait vouloir remettre à Eric Woerth, trésorier de cette campagne.

Elle a toujours dit qu'elle lui avait finalement remis 50.000 euros mais a également nié avoir eu affaire directement à Eric Woerth, lequel a nié avoir touché le moindre argent.

Patrice de Maistre a également nié avoir remis de l'argent à l'ancien ministre du Budget.

Le quotidien Le Monde a publié des extraits de procès-verbaux d'une audition, le 5 septembre, d'Eric Woerth, déjà mis en examen pour recel dans cette affaire, qui montrent que le juge Gentil voit dans la concordance des faits et des dates la fiabilité du témoignage de Claire Thibout.

Claude Canellas, édité par Jean-Baptiste Vey

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