Philibon marques ses melons au laser, gage d'authenticité

le
0
Le producteur français appose sa marque au laser sur tous ses melons destinés au marché français pour se démarquer des produits ordianires.

Le made in France dans la peau. Philibon, marque de fruits et légumes produits en France, ne se contente plus d'apposer une simple étiquette ornée du drapeau tricolore sur ses melons. Chacun d'entre eux passe désormais sous le rayon d'un laser qui grave le nom de la marque sur l'écorce. «La demande est venue de certains distributeurs. Ils voulaient que nos produits soient mieux identifiés lors du passage en caisse, pour éviter de le confondre avec un melon plus ordinaire» explique Jean-Marc Boyer, directeur de l'entreprise familiale de production et de conditionnement qui a créé la marque Philibon en 1968. En effet, certains clients indélicats intervertissaient les étiquettes pour s'offrir un Philibon pas cher, tout comme certains détaillant pouvaient envelopper un melon ordinaire d'un emballage Philibon pour faire une belle plus-value. Sans compter les problèmes techniques d'étiquetages. «Tout cela affaiblit notre marque, car le consommateur risque de se sentir trompé et ne rachètera pas notre produit», déplore Jean-Marc Boyer. Car le melon Philibon est exclusif. Sur 12.000 tonnes de melons produits chaque année par 80 exploitations du Sud-Ouest, l'entreprise n'en sélectionne que la moitié pour être vendus sous la marque Philibon. Le travail est fait manuellement, et le taux de sucre de chaque pièce est contrôlée. Un gage de qualité qui a un coût: en moyene 3 à 5 euros le kilo à cette saison, soit 30 à 50% plus cher que le coeur du marché.

Rémunérer correctement les producteurs

L'entreprise a donc équipé trois de ses quatre chaînes de production Philibon de machines à laser, achetées 120.000 euros pièce. Ainsi, seuls les melons destinés au marché français sont gravés. Mais à terme, la totalité de la production devrait l'être, y compris pour les melons destinés à l'exportations. «Tout cela pèse sur le rendement, mais c'est un bon calcul à long terme, estime Jean-Marc Boyer. Ce marquage, c'est l'avenir de la marque et de la structure. C'est un gage de crédibilité auprès de nos consommateurs qui permet de rémunérer le travail des producteurs à sa juste valeur.»

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant