Pfizer bat le consensus, l'action monte en avant-Bourse

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RÉSULTATS SUPÉRIEURS AUX ATTENTES POUR PFIZER AU 3E TRIMESTRE
RÉSULTATS SUPÉRIEURS AUX ATTENTES POUR PFIZER AU 3E TRIMESTRE

(Reuters) - Pfizer a publié mardi des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu, grâce à la hausse de ses ventes de traitements contre le cancer et à la demande pour ses médicaments dans les marchés émergents mais il n'a évoqué aucun projet de croissance externe près de six mois après avoir renoncé à racheter le britannique AstraZeneca.

Le numéro un américain de la pharmacie a fait état d'un bénéfice de 2,67 milliards de dollars (2,1 milliards d'euros), soit 42 cents par action, au troisième trimestre contre 2,59 milliards (39 cents/action) un an plus tôt.

L'an dernier, les résultats avaient été marqués par des charges de restructuration, des dépréciations et d'autres coûts non récurrents.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 57 cents, deux cents de plus que le consensus établi par Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d'affaires a diminué de 2% à 12,36 milliards de dollars, conséquence de la concurrence des génériques et de l'expiration d'un accord avec Amgen sur la commercialisation de l'Enbrel, un traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Il dépasse néanmoins le consensus, qui le donnait à 12,24 milliards.

Pfizer a resserré sa fourchette de prévisions de bénéfice annuel, ramenée de 2,23 à 2,27 dollars contre 2,20 à 2,30 dollars jusqu'à présent.

AUCUNE CIBLE ÉVOQUÉE

Le groupe américain a officiellement renoncé en mai à son projet de rachat d'AstraZeneca, mettant fin à six mois d'une bataille avec sa cible qui l'avait conduit à offrir jusqu'à 118 milliards de dollars. L'opération était motivée en premier lieu par des considérations fiscales car un transfert de son siège social au Royaume-Uni lui aurait permis de réduire son taux d'imposition des bénéfices.

Conformément au droit britannique des OPA, Pfizer pourra présenter une nouvelle offre à l'expiration d'un délai de six mois, donc fin novembre, mais il n'a pas évoqué cette possibilité mardi.

En juillet, le directeur général, Ian Read, avait déclaré que Pfizer étudiait d'autres opérations possibles et que la fiscalité serait l'un des trois facteurs déterminants, les deux autres étant la valorisation des cibles potentielles et les économies attendues d'un rapprochement.

Pfizer verra au cours des quatre prochaines années des médicaments génériques venir concurrencer certains de ses principaux médicaments, comme le Lyrica ou le Viagra, ce qui peut inciter le groupe à rechercher des acquisitions.

Le rapport trimestriel publié mardi note que l'antidouleur Celebrex sera confronté à partir de décembre à la concurrence de génériques aux Etats-Unis.

L'action Pfizer gagnait 2% à 29,63 dollars dans les transactions en avant-Bourse à Wall Street.

(Ransdell Pierson, Véronique Tison et Marc Angrand pour le service français)

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