Pétrole: vagues espoirs d'une réunion de l'Opep.

le
1

(CercleFinance.com) - Ce midi en Europe sur les marchés pétroliers, les contrats sur le baril de Brent de mer du Nord et le WTI américain livrables en février 2016 prenaient tous deux 2,1% environ, à respectivement 31,5 et 31,1 dollars. L'Opep va-t-elle se réunir de manière anticipée, et agir face à la chute des cours ? Certains de ses membres le souhaitent, mais rien n'est moins sûr.

Le brut se cherche toujours un plancher après, rappelons-le, s'être échangé à 100 dollars le baril pour la dernière fois au début du mois de septembre 2014. Il n'en reste pas moins proche d'un point bas de 12 ans.

Deux grands éléments militent cependant, à court terme, pour une stabilisation. D'une part, l'excédent commercial chinois a atteint 60,1 milliards de dollars sur le dernier mois de 2015, contre un consensus de l'ordre de 53 milliards, et après 54,1 milliards en novembre. Ce chiffre est donc meilleur que prévu et fait suite à toute une série de statistiques chinoises très négatives, notamment du coté des indicateurs d'activité PMI. Rappelons que la Chine est le premier importateur de pétrole au monde.

D'autre part, soulignent les spécialistes de Saxo Banque, “une réunion d'urgence de l'Opep pourrait être prévue début mars”, indique Saxo Banque, soit en avance sur la réunion semestrielle classique déjà “calée” le 2 juin prochain. Le ministre nigérian du Pétrole, Emmanuel Ibe Kachikwu, l'a suggéré. En effet, nombre de pays membres de l'Opep affichent des coûts de production supérieurs à ceux des pays du Golfe, Arabie saoudite en tête. Et ils peinent donc à assumer les conséquences financières de la chute du brut provoquée, en majeure partie, par la politique de part de marché menée par l'Arabie saoudite depuis plus d'un an.

Rappelons que cette politique a été confirmée sinon accentuée, début décembre, par l'abandon par l'Opep de quotas officiels de production (30 millions de barils/jour) qui à l'époque étaient de facto dépassés.

Mais on peut douter que l'Opep changera de braquet. “Les pays de la péninsule arabique n'ont aucun intérêt à changer de stratégie alors que celle-ci s'avère payante face au pétrole de schiste américain et même à d'autres pays producteurs, comme la Russie, dont la production devrait diminuer cette année. Il serait surprenant que l'Arabie Saoudite accepte de nouveau de jouer le rôle de variable d'ajustement du marché alors que le pays est engagé dans un bras de fer avec l'Iran, pays dont la production devrait s'accroître sensiblement dans les mois à venir au fur à mesure de la mise en oeuvre de l'accord sur le nucléaire”, estime Saxo Banque.

EG

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M4709037 il y a 11 mois

    succès de l'Arabie Saoudite ? le maintien des parts de marché se fait à 32 USD actuellement !! une politique de réduction de l'offre devrait permettre de vendre moins avec un prix beaucoup plus élevé et des recettes plus importantes. La politique suivie va conduire à la quasi-faillite de ce pays et de d'autres.