Pétrole-Ryad entretient le suspense sur un gel de production

le , mis à jour à 20:23
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 (Actualisé avec déclarations de délégués) 
    par Rania El Gamal 
    DOHA, 16 avril (Reuters) - Le prince saoudien Mohammed bin 
Salman, chargé de la politique pétrolière du royaume, a déclaré 
que Ryad avait la capacité de relancer sans attendre sa 
production pétrolière, voire de la doubler pratiquement à long 
terme - des propos qui relativisent la perspective de signature 
d'un accord sur un gel de la production mondiale lors d'une 
réunion prévue dimanche à Doha. 
    Le vice-prince héritier a déclaré à Bloomberg que le royaume 
saoudien ne restreindrait sa production que si l'ensemble des 
autres grands pays producteurs, dont l'Iran, acceptaient 
également de geler leur production.  
    Or, a-t-on appris samedi auprès de deux sources proches du 
dossier, l'Iran ne participera pas à la réunion prévue dimanche 
au Qatar.  
    La production de l'Iran a déjà dépassé les 3,5 millions de 
barils par jour (bpj) et ses exportations devraient atteindre 
les deux millions de bpj en mai, a dit samedi le vice-ministre 
iranien du Pétrole, cité samedi par l'agence de presse nationale 
iranienne Irna. 
    Le fait que l'absence de Téhéran n'ait pas compromis la 
tenue même de la réunion suggère toutefois que les autres 
producteurs pourraient tolérer une hausse de production 
iranienne si les prix ne rechutent pas.  
    La proposition de gel a déjà permis aux cours de l'or noir 
de rebondir de plus de 60% par rapport au plus bas de 12 ans 
touché en janvier à 27 dollars le baril, même si l'offre 
mondiale n'a pas évolué depuis. 
     
    L'OPTIMISME RESTE DE MISE À DOHA 
    A la clôture des marchés américains vendredi, le Brent se 
traitait à un peu plus de 43 dollars le baril  LCOc1 .  
    "Je suis optimiste", a déclaré le ministre koweïtien du 
Pétrole en exercice, Anas Khalid al Saleh, à propos de la 
possibilité d'un accord dimanche.  
    Plusieurs sources ont dit à Reuters que la proposition de 
gel restait soutenue par les pays participants et un autre 
délégué de l'Opep a déclaré: "Je continue de penser qu'il y aura 
un accord." 
    "Nous avons un accord", a dit une source haut placée à 
Reuters en référence à une proposition, soutenue par plusieurs 
pays, d'un gel de la production au niveau de janvier qui serait 
en vigueur jusqu'en octobre.  
    Si les grands producteurs s'entendent sur un gel, l'Arabie 
saoudite, a dit le prince Mohammed, plafonnera sa part de marché 
entre 10,3 et 10,4 millions de bpj. 
    Le prince a ajouté que l'Arabie pourrait porter sa 
production à 11,5 millions de bpj tout de suite, puis à 12,5 
millions dans six à neuf mois "si nous le souhaitons". 
    "Je ne sous-entends pas que nous devrions produire 
davantage, mais que nous avons la capacité de produire plus", 
a-t-il dit. "Nous pouvons produire 20 millions de bpj si nous 
investissons dans les capacités d'extraction, mais ne nous ne 
pouvons pas aller au-delà des 20 millions", dit-il.         
 
 (avec Katie Paul, Parisa Hafezi, Tom Finn, Sam Wilkin et Reem 
Shamseddine; Henri-Pierre André, Eric Faye et Marc Angrand pour 
le service français) 
 

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