Pétrole-Moscou et Ryad étendront l'accord à mars 2018

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 (Actualisé avec des précisions) 
    par Chen Aizhu 
    PEKIN, 15 mai (Reuters) - L'Arabie saoudite et la Russie 
prolongeront de neuf mois jusqu'en mars 2018 leur accord de 
réduction de la production pétrolière en vigueur depuis le début 
de l'année en vue de faire remonter de façon régulière les cours 
d'un marché qui est pour l'heure très engorgé. 
    L'annonce, qui intervient un peu avant la prochaine réunion 
officielle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole 
(Opep) le 25 mai, et le choix des mots ont étonné le marché et 
les cours tant du WTI texan  CLc1  que du Brent de Mer du Nord 
 LCOc1  gagnent autour de 1,5%. 
    Le ministre saoudien de l'Energie Khalid al-Falih et son 
homologue russe Alexandre Novak se sont engagés à "faire tout ce 
qu'il faut" pour réduire les stocks mondiaux et les ramener à 
leur moyenne de cinq ans. 
    Ils ont dit avoir bon espoir de rallier à leur cause des 
pays producteurs autres que ceux qui sont déjà partie à l'accord 
de réduction en cours.  
    "Il y a eu une nette réduction des stocks mais nous n'en 
sommes pas encore là où nous voulons être, à leur moyenne de 
cins ans",  a dit Falih, lors d'un point de presse à Pékin. 
"Nous en sommes arrivés à la conclusion qu'il fallait prolonger 
l'accord". 
    L'Opep, la Russie et d'autres pays producteurs se sont 
entendus en novembre pour réduire leur production de brut de 
près de 1,8 million de barils par jour (bpj) sur une période 
couvrant le premier semestre 2017.   
    L'Arabie saoudite, chef de file de fait de l'Opep, et la 
Russie, le premier producteur mondial, représentent 20% environ 
de l'offre pétrolière mondiale. 
    "Je pense que l'Opep et la Russie admettent que pour rallier 
le marché à leur cause, il leur faudra employer les grands 
moyens, allant bien au-delà d'une simple prolongation de 
l'accord", observe Virendra Chauhan, analyste d'Energy Aspects.  
    "Le marché attendra aussi une réduction des exportations et 
pas seulement de la production; c'est ce qu'il faut pour 
rééquilibrer le marché". 
    Les pays producteurs se sont trouvés obligés d'envisager 
l'éventualité de prolonger leur accord face à un baril qui se 
languit autour des 50 dollars dans un marché qui reste saturé. 
    Selon une source de l'Opep, les stocks pétroliers en mer ont 
toutefois diminué d'un tiers depuis le début de l'année. 
 
 
 (Avec Henning Gloystein et Florence Tan à Singapour, Julie 
Carriat et Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 
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