PÉTROLE-Le Brent sous les 50 dollars après les chiffres de l'EIA

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 (Actualisé après les chiffres hebdomadaires de l'EIA) 
    LONDRES, 22 mars (Reuters) - Les prix du pétrole ont touché 
mercredi un creux de près de quatre mois, le Brent de la mer du 
Nord passant sous la barre des 50 dollars le baril, après des 
chiffres montrant une hausse plus forte que prévu des stocks de 
brut aux Etats-Unis. 
    Les chiffres hebdomadaires de l'American Petroleum Institute 
(API), publiés mardi, puis ceux annoncés mercredi par l'Agence 
américaine d'information sur l'énergie (EIA) montrent que les 
accords sur la réduction de la production des pays de l'Opep 
entrés en vigueur en début d'année n'ont pas réussi à résorber 
l'excès de l'offre. 
    Les stocks américains de brut ont augmenté de cinq millions 
de barils la semaine dernière alors que les analystes 
attendaient une hausse de 2,8 millions de barils, montrent les 
chiffres de l'EIA.   
    Le Brent est passé sous les 50 dollars le baril après la 
publication de ces chiffres, son plus bas niveau depuis l'accord 
sur une réduction de la production annoncé le 30 novembre par 
l'Opep, suivi quelques semaines plus tard d'un accord avec 
plusieurs pays extérieurs au cartel, dont la Russie. 
    Le Brent  LCOc1  cède 91 cents (1,8%) à 50,05 dollars le 
baril vers 14h45 GMT.  
    Le brut léger américain  CLc1  perd au même moment 80 cents 
(1,66%) à 47,44 dollars le baril, là encore son plus bas niveau 
depuis le 30 novembre. 
    L'Opep s'est engagée en novembre à réduire sa production de 
1,2 million de barils par jour (bpj) pour la ramener à 32,5 
millions de bpj au premier semestre de cette année. Des pays 
non-membres de l'organisation comme la Russie, Oman et le 
Mexique, se sont engagés le mois suivant à réduire leurs 
extractions de 558.000 bpj sur la même période. 
    Ces accords n'ont pas eu pour l'instant les effets souhaités 
sur l'offre et sur les cours, ce qui augmente la pression sur 
les producteurs pour les prolonger au-delà du premier semestre. 
D'autant qu'aux Etats-Unis, le nombre de puits en exploitation 
est reparti à la hausse, alimentant une augmentation de la 
production nationale. 
 
 (Edmund Blair; Patrick Vignal pour le service français, édité 
par Blandine Hénault) 
 
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