Pétrole: le baril aussi volatil qu'indécis.

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(CercleFinance.com) - Mercredi midi à mi séance sur le Vieux Continent, le baril de Brent de mer du Nord livrable en avril 2016 reprenait 1,8% à 33,3 dollars, le WTI américain de même échéance le suivant de 1,7% également à 30,4 dollars.

Le cours du brut continue donc d'être sujet à des embardées et des retournemements brutaux. Dernier catalyseur en date : l'éventuelle réduction coordonnée de leurs extractions de brut par la Russie et l'Araie saoudite, chef de file de l'Opep.

Si les premiers échos étaient plutôt positifs à ce sujet, les derniers le sont moins :'si la Russie négocie une éventuelle réduction de l'offre de pétrole, le pays continue à augmenter sa production à court terme. La production pétrolière de la Russie a, en effet, atteint en janvier son plus haut niveau depuis la fin de l'Union Soviétique à 10,88 millions de barils par jour. Le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a assuré que Moscou pourrait participer à une réunion sur la coopération entre Opep et non-Opep si 'tout le monde le souhaite'', rapportent ce matin les spécialistes d'Aurel BGC.

De ce fait, l'éventualité de voir la discipline revenir par la petite porte sur le marché pétrolier s'éloigne, alors que l'Opep a révoqué ses quotas et que l'Iran s'apprête à accroître sensiblement ses exportations. La thématique de l'excès d'offre semble donc avoir de beaux jours devant elle.

Efin, “l'association professionnelle API (Americain Petroleum Institute) a fait état d'une baisse des stocks hebdomadaires de pétrole à 3,837 millions de barils pour la quatrième semaine de 2016. Bien sûr, cette information devra être confirmée aujourd'hui par l'EIA (Energy Information Administration)”, indique XTB France en vue des statistiques américaines attendues cet après-midi.

EG

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