Pétrole: la perturbation de l'offre tire toujours les cours.

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(CercleFinance.com) - Mardi midi en Europe, le baril de Brent de mer du Nord livrable en août prenait 1,4% à 51,2 dollars, le WTI américain d'échéance juillet prenant 1,2% à 50,3 dollars.

Les analystes de FXCM rappellent la déception statistique causée vendredi par le rapport mensuel sur l'emploi américain, qui est ressorti en nette baisse et sous les anticipations du marché. Il faut dire qu'avec un taux de chômage de 4,7%, on peut que difficilement en espérant autant qu'avant.

Quoi qu'il en soit, les 38.000 créations de postes annoncées en mai ont largement manqué les attentes (164.000 environ) et les chiffres des mois précédents ont été révisés en baisse. De ce fait, la perspective de voir la Fed relever une nouvelle fois ses taux au soir du 15 juin, en nette hausse ces dernières semaines, est retombée comme un soufflet. Ce qui pèse sur la valeur du dollar, qui est aussi l'unique devise de négociation du brut. Et provoque mécaniquement une hausse de la valeur du baril dans cette devise.

“Le prix du pétrole affiche toute sa résilience haussière malgré les divergences de fond au sein de l'Opep”, soulignent ce matin les analystes de FXCM.

Mais ce n'est pas tout : la thématique de la perturbation de la production, par exemple en raison des incendies au Canada, est toujours de mise. “Les cours du pétrole ont aussi été soutenus par la poursuite des interruptions de production, en particulier au Nigéria. La production du Nigéria a baissé de plus de 40% et certains envisagent qu'elle se contracte encore, les rebelles maintenant la pression à la fois sur les régions de production et sur le principal terminal pétrolier du pays”, rapporte ce matin un analyste parisien.

EG

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