Pétrole: l'or noir n'échappe pas au pessimisme des marchés.

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(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le Vieux Continent, le baril de Brent de mer du Nord livrable en août se tassait de 1,1% à 51,4 dollars, le WTI américain d'échéance juillet reculant de 1,3% à 49,9 dollars.

Les opérateurs mettent en avant, parmi les facteurs explicatifs, le retournement du dollar : hier, le billet vert est un temps tombé à 1,1415 dollar. Mais depuis lors la devise américaine, qui est l'unique monnaie dans laquelle se négocie le pétrole, est repartie de l'avant et se trait vers 1,13 dollar. Mécaniquement, l'appréciation relative du dollar tend à faire baisser le cours du pétrole dans cette monnaie dans les mêmes proportions.

Chez Commerzbank, les analystes Matières premières soulignent aussi que le 'rally' qui a puissamment tiré le Brent vers le haut, puisqu'il était tombé à 27,1 dollars à la fin du mois de janvier, “commence à manquer de carburant'.

Quoi qu'il en soit, 'la baisse (du jour) est probablement davantage due à la dégradation du sentiment des opérateurs financiers (comme en témoigne la nette baisse des indices boursiers ce matin, ndlr) qu'aux fondamentaux du marché pétrolier', ajoutent les spécialistes. En effet, la situation de l'offre reste problématique au Nigeria, où les installations pétrolières restent menacées par des mouvements armés. Sans oublier le Canada, dont l'Etat de l'Alberta n'est pas remis des incendies.

Bref, selon Commerzbank, à court terme, toute correction d'ampleur des cours du pétrole semble exclue.

A suivre tout à l'heure : le décompte des forages actifs ('rig count') en Amérique du Nord que dévoilera la société parapétrolière Baker Hughes. On verra si les compagnies américaines profitent de la reprise des cours pour faire de même avec leurs investissements.

EG

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