Pétrole-L'Opep voit un rééquilibrage du marché en 2016, hors Iran

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    * Recul atttendu de la production non-Opep de 660.000 bpj 
    * La production Opep a diminué en décembre 
    * L'Iran pourrait compenser l'essentiel du recul non-Opep 
 
 (Actualisé avec précisions, Iran, réaction EAU) 
    par Alex Lawler 
    LONDRES, 18 janvier (Reuters) - La production de pétrole 
hors Opep va baisser plus qu'attendu cette année en raison de 
l'effondrement des cours, estime l'Opep dans un rapport lundi, 
en ajoutant que cela augmentera la demande pour son pétrole. 
    L'Organisation des pays exportateurs de pétrole chiffre à 
660.000 barils par jour (bpj) la baisse de production des pays 
hors Opep en 2016, sous l'effet notamment d'une diminution des 
forages aux Etats-Unis. Le mois dernier, son estimation était 
d'une baisse de 380.000 bpj. 
    "L'analyse montre qu'en 2016 la marché sera dirigé par 
l'offre. Ce sera aussi l'année d'un début de rééquilibrage du 
marché", note le rapport. 
    "Dans les six prochains mois, la production du baril au coût 
marginal des pays non-Opep sera affectée par la baisse prolongée 
des prix du pétrole." 
    Une contraction de la production hors OPEP réduirait 
l'excédent d'offre chronique sur le marché qui a précipité les 
cours sous le seuil de 30 dollars le baril pour le Brent de la 
Mer du Nord  LCOc1 , au plus bas depuis 2003.  
    Le changement de stratégie de l'Opep en 2014 consistant à 
défendre ses parts de marché et non plus un niveau de prix a 
accentué la chute des cours, qui a ralenti le développement des 
gisements relativement coûteux à exploiter comme ceux de pétrole 
de schiste aux Etats-Unis et reporté des milliards de dollars 
d'investissements à l'échelle mondiale au risque d'hypothéquer 
l'offre dans le futur. 
     
    PRÉVISION DE DEMANDE STABLE 
    La production américaine de pétrole devrait s'établir en 
moyenne à 13,50 millions de bpj cette année, selon le rapport, 
en recul de 380.000 bpj par rapport à 2015, la plus forte baisse 
parmi les pays non-Opep. La production est aussi fragilisée dans 
d'autres zones comme la mer du Nord, l'Amérique latine et le 
Canada, ajoute l'Opep. 
    Le rapport n'évoque toutefois pas les conséquences de la 
levée des sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran, 
pays-membre de l'Opep, qui a décrété lundi une hausse de 500.000 
bpj de sa production.   
    Première réaction d'un membre de l'Opep après la levée de la 
majeure partie des sanctions, le ministre de l'Energie des 
Emirats arabes unis (EAU), Souhaïl ben Mohamed al Mazroui, a 
déclaré que tout surcroît de production arrivant sur le marché 
retarderait le rééquilibrage des cours, et "c'est là une 
mauvaise nouvelle". 
    Le rapport indique aussi que les pays membres de l'Opep ont 
pompé moins de brut le mois dernier, réduisant ainsi l'offre 
excédentaire sur le marché. 
    En comprenant l'Indonésie, qui vient de rejoindre le cartel, 
la production de l'Opep a reculé de 210.000 bpj en décembre, à 
32,18 millions de bpj, précise-t-il en citant des sources 
secondaires. 
    Le rapport fait état d'un excédent d'offre de 530.000 bpj 
cette année si les pays membres de l'organisation continuent de 
produire au même rythme qu'en décembre, contre un excédent de 
860.000 bpj prévu dans le rapport du mois dernier. 
    L'Opep n'a guère modifié sa prévision sur la demande 
mondiale de pétrole pour cette année, anticipant une 
augmentation de 1,26 million de bpj, en léger retrait par 
rapport à la hausse de 1,54 million de bpj de 2015.  
 
 (Véronique Tison et Marc Joanny pour le service français, édité 
par Bertrand Boucey) 
 

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