Pétrole-L'Opep reste confiante dans un accord fin novembre

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    * "Optimiste" sur la capacité à finaliser un accord 
    * Pas d'exemptions mais des circonstances particulières 
    * La question des sources secondaires ne sera pas un 
obstacle 
 
 (Actualisé avec commentaires, précisions) 
    par Alex Lawler 
    LONDRES, 18 octobre (Reuters) - L'Organisation des pays 
exportateurs de pétrole (Opep) devrait parvenir à un accord de 
limitation de l'offre de pétrole d'ici le 30 novembre, date de 
sa prochaine réunion ministérielle, sans trop de désaccords 
concernant les niveaux de production de chaque pays, a déclaré 
mardi son secrétaire général.    
    Mohammed Barkindo a également dit à la presse, en marge de 
la conférence Oil & Money à Londres, que la Russie, qui n'est 
pas membre du cartel, ne faisaitt pas marche arrière par rapport 
à son engagement à participer à l'effort si un accord était 
scellé.   
    "Nous nous attendons à ce que tous les éléments d'un accord 
soient en place à ce moment-là pour qu'il puisse être mis en 
oeuvre", a-t-il dit à l'occasion de la conférence annuelle. "Je 
suis optimiste sur le fait qu'il y aura une décision."  
    Les pays de l'Opep sont parvenus fin septembre à Alger à un 
accord de principe sur une réduction modeste de la production du 
cartel, censée revenir entre 32,5 et 33,0 millions de barils par 
jour (bpj). En septembre, l'Opep a extrait en moyenne 33,39 
millions de bpj.    
    Ils ont toutefois laissé de côté la question épineuse des 
niveaux de production de chacun des 14 pays de l'Opep, 
repoussant la fixation des modalités d'un projet d'accord à une 
réunion "technique" à Vienne les 28 et 29 octobre, à laquelle 
des représentants de pays non-membres de l'Opep sont aussi 
invités. 
    L'accord pourrait être entravé par la remise en question par 
Bagdad des estimations de production des "sources secondaires", 
qui servent de base aux décisions en matière de production de 
l'Opep. Le cartel publie des chiffres de production officiels et 
des estimations recoupées par des sources secondaires. 
    Les demandes de mesures d'exception de pays tels que l'Iran, 
la Libye et le Nigeria, dont les productions ont été affectées 
par des sanctions ou des conflits, compliquent aussi la donne. 
    Mais Mohammed Barkindo a souligné que la mise en cause des 
"sources secondaires" n'était pas un obstacle et que bien qu'il 
ne soit pas question d'exempter un pays de l'accord d'Alger, les 
circonstances particulières pourront être prises en compte.  
    "L'accord d'Alger était global. L'ensemble des 14 pays 
membres ont convenu de ce plafond, cela nous donne une marge de 
manoeuvre pour prendre en compte les circonstances particulières 
de certains de nos pays membres, y compris l'Iran", a-t-il dit. 
    "La fourchette apporte une flexibilité - flexibilité pour 
parvenir à une décision globale de l'Opep-14 autant qu' une 
flexibilité dans la mise en oeuvre de la décision", a-t-il dit. 
    La perspective d'un accord entre pays producteurs en vue de 
réduire l'offre mondiale pour la première fois depuis 2008 a 
permis aux cours du brut de se raffermir ces dernières semaines, 
le Brent de mer du Nord s'installant au-dessus des 50 dollars. 
    S'exprimant lors de la même conférence, le directeur général 
de BP  BP.L , Bob Dudley, a dit s'attendre à ce que le baril 
évolue entre 50 et 60 dollars l'an prochain. "L'an dernier, 
notre prix d'équilibre était à 60 dollars (...), l'an prochain 
on sera capable d'être à l'équilibre avec un prix un peu 
en-dessous de 55 dollars", a-t-il ajouté. 
 
 (Avec Karolin Schaps, Véronique Tiso et Juliette Rouillon pour 
le service français) 
 

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