Pétrole-L'Iran veut aider à stabiliser les prix, sous conditions

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    DUBAI, 26 août (Reuters) - L'Iran aidera les autres pays 
producteurs de pétrole à stabiliser le marché mondial de l'or 
noir à condition que les autres membres de l'Opep lui 
reconnaissent le droit de regagner les parts de marchés qu'il a 
perdues, a déclaré vendredi le ministre du Pétrole iranien. 
    Troisième producteur de l'Organisation des pays exportateurs 
de pétrole (Opep), l'Iran a augmenté sa production après la 
levée, en janvier, de sanctions occidentales et a depuis refusé 
de participer aux efforts de l'Opep et de certains pays 
non-membres en vue de favoriser une stabilisation des cours, 
notamment par le biais de gel de niveaux de production. 
    Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, a 
confirmé jeudi que son pays participerait aux discussions entre 
pays producteurs prévues fin septembre en Algérie. 
    La dernière réunion de l'Opep, en juin, n'avait pas permis 
d'aboutir à un accord sur un plafonnement de la production. 
  
    Avant cela, en avril, des discussions à Doha entre pays 
producteurs de pétrole membres de l'Opep ou extérieurs au cartel 
sur une limitation de la production avaient également échoué, 
l'Arabie saoudite ayant alors exigé que l'Iran se joigne au 
mouvement, ce qu'avait refusé Téhéran.   
    Ces derniers jours, des signes ont suggéré que l'Iran était 
disposé à collaborer avec les autres pays de l'Opep pour 
soutenir les cours du brut.   
    Le ministre saoudien de l'Energie, Khalid al Falih, a 
toutefois déclaré jeudi à Reuters qu'aucun accord n'avait été 
conclu sur un niveau de production spécifique et il a relativisé 
l'enjeu d'une éventuelle initiative collective. 
         
    RYAD TEMPÈRE LES ESPOIRS D'INTERVENTION CONCERTÉE 
    "Nous ne croyons pas qu'une intervention importante sur le 
marché soit nécessaire au-delà de laisser les forces de l'offre 
et de la demande faire le travail pour nous", a-t-il dit, 
ajoutant qu'à ses yeux, le marché évoluait actuellement "dans la 
bonne direction". 
    Les cours du baril étaient hésitants vendredi: vers 07h55 
GMT, le brut léger américain (WTI)  CLc1  gagnait trois cents à 
47,36 dollars le baril tandis que le Brent  LCOc1  cédait 16 
cents à 49,51 dollars. 
    Ils sont en hausse de respectivement de près de 14% et de 
plus de 16,5% depuis le début du mois, après deux mois 
consécutifs de baisse. Cela porte à près de 28% la hausse du WTI 
depuis le début de l'année et à environ 33% celle du Brent, 
après des chutes respectives de 62% et 66% sur la période 
2014-2015. 
    "L'Iran coopérera avec l'Opep pour aider à la reprise du 
marché pétrolier mais il attend des autres qu'ils respectent ses 
droits à regagner ses parts de marchés perdues", a dit Bijan 
Namdar Zanganeh, cité par l'agence de son ministère, Shana. 
    Interrogé au sujet d'un plan de gel de la production, il a 
dit que son pays était favorable à toute initiative susceptible 
de stabiliser le marché. 
    Avant de collaborer avec l'Opep, l'Iran veut retrouver le 
niveau de production qui était le sien avant les sanctions 
imposées par la communauté internationale en raison de son 
programme nucléaire, soit quatre millions de barils par jour. 
Selon des données de l'Opep, cette production est ressortie à 
3,6 millions en juillet. 
    Dans un entretien publié par le journal Al Hayat, le nouveau 
secrétaire général de l'Opep, le Nigérian Mohammed Sanusi 
Barkindo déclare, au sujet de la possibilité d'un gel de la 
production que "rien n'est impossible dans les conditions 
actuelles". 
 
 (Bozorgmehr Sharafedin, Benoît Van Overstraeten pour le service 
français, édité par Marc Angrand) 
 

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