Pétrole-L'Iran ne veut pas s'en laisser compter

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    par Parisa Hafezi et Rania El Gamal 
    ANKARA, 17 février (Reuters) - L'Iran continuera à augmenter 
sa production pétrolière jusqu'à rétablir le niveau qui 
prévalait avant l'imposition des sanctions internationales 
relatives à son programme nucléaire, laissant penser que Téhéran 
n'est pas particulièrement disposé à accepter de participer à 
une réduction concertée des extractions. 
    "Demander à l'Iran de geler sa production pétrolière est 
illogique (...) Lorsque l'Iran était sous le régime des 
sanctions, certains pays ont augmenté leur production, causant 
la baisse des prix pétroliers", a dit Mehdi Asali, le délégué 
iranien à l'Opep, dans un entretien publié mercredi par le 
quotidien Shargh. 
    (...) Comment peuvent-ils attendre de l'Iran qu'il coopère à 
présent et en paie le prix?", a-t-il ajouté.  
    "Nous avons dit à plusieurs reprises que l'Iran augmenterait 
sa production de pétrole brut jusqu'à atteindre le niveau de 
production antérieur aux sanctions". 
    Quatre des principaux pays producteurs de pétrole ont 
annoncé mardi s'être accordés pour geler leur production de brut 
mais à condition d'être suivis par d'autres grands exportateurs, 
un point de blocage potentiel majeur avec l'Iran puisque Téhéran 
entend au contraire augmenter ses extractions.   
    Le ministre du Pétrole vénézuélien Eulogio Del Pino, son 
collègue irakien Adel Abdel Mahdi et le ministre qatari de 
l'Energie Mohammed al Sada doivent rencontrer leur homologue 
iranien Bijan Zanganeh mercredi à Téhéran pour parvenir à un 
compromis, a dit un porte-parole du ministère iranien à Reuters. 
    Selon une source, la rencontre aura lieu à 10h30 GMT. 
    L'Iran exportait autour de 2,5 millions de baril par jour 
(bpj) avant 2012, production qui avait été ramenée à 1,1 million 
bpj environ avec les sanctions. Une enquête Reuters publiée le 5 
janvier montrait une production iranienne de 2,9 millions bpj en 
décembre. 
    Ces sanctions ont été levées le mois dernier après un accord 
passé entre Téhéran et les puissances occidentales sur le 
programme nucléaire iranien en juillet. 
    Le baril de Brent  LCOc1  a atteint 35,55 dollars mardi dans 
l'espoir d'un accord mais est depuis revenu à un peu moins de 32 
dollars, ce qui montre que beaucoup de professionnels doutent 
qu'un tel accord puisse être conclu et, s'il l'est, qu'il soit 
respecté et ait pour effet de faire remonter les cours. 
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc 
Joanny) 
 

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