Pétrole-L'accord de gel de production peut-être "vide de sens"/AIE

le
0
    SINGAPOUR, 23 mars (Reuters) - L'accord de gel de production 
conclu entre certains membres de l'Organisation des pays 
exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie pourrait s'avérer 
"vide de sens" étant donné que l'Arabie saoudite est le seul 
signataire en mesure d'augmenter sa production, a déclaré 
mercredi un haut responsable de l'AIE. 
    Le cours du Brent  LCOc1  a repris plus de 50% depuis un 
creux de 12 ans, à près de 27 dollars le baril, touché le 20 
janvier, porté notamment par l'accord annoncé le 16 février par 
la Russie, l'Arabie saoudite, le Venezuela et le Qatar portant 
sur le gel leur production de brut à celle du mois de janvier. 
 ID:nL8N15V1UO  
     Les pays producteurs de pétrole, membres ou non de l'Opep, 
se réuniront le 17 avril à Doha, au Qatar, pour discuter de ce 
plan de gel de la production, visant à soutenir un marché encore 
caractérisé par une offre excédentaire.  ID:nL5N16O1W7  
    "Parmi tous les pays dont nous savons qu'ils vont participer 
à la réunion, seule l'Arabie saoudite dispose de capacités 
d'accroissement de sa production", a déclaré Neil Atkinson, 
chargé de la division industrie pétrolière et marchés de 
l'Agence internationale de l'énergie (AIE), organisme qui 
coordonne les politiques énergétiques des pays de l'OCDE. 
    "Donc un gel de la production pourrait s'avérer vide de 
sens. C'est davantage un signe destiné à (...) renforcer la 
confiance au sujet de la stabilité des cours du pétrole." 
    L'AIE voit l'écart entre l'offre et la demande se rétrécir 
au cours de l'année, ce qui créera les conditions d'une reprise 
des cours du brut en 2017. 
    "Nous pensons que le pire est passé pour les prix (...) Le 
cours d'aujourd'hui de 40 dollars ne sera peut-être pas tenu 
mais, dans une fourchette allant de 35 à 40 dollars, nous 
pensons qu'il bénéficiera d'un soutien à moins d'un changement 
majeur dans les fondamentaux", a poursuivi Neil Atkinson. 
    Vers 09h40 GMT, le cours du Brent  LCOc1  perdait 0,4% à 
41,61 dollars, notamment sous le coup de chiffres de l'American 
Petroleum Institute montrant que les réserves de brut avaient 
augmenté plus que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis, des 
données qui semblent suggérer que l'offre est encore bien 
supérieure à la demande. 
 
 (Florence Tan, Benoît Van Overstraeten pour le service 
français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant