Pétrole-Amérique et Asie pourraient suffire à résorber l'excès

le , mis à jour à 12:40
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    par Terry Wade et Henning Gloystein 
    HOUSTON/SINGAPOUR, 6 mai (Reuters) - Aidées par la fermeture 
de puits aux Etats-Unis, des incendies au Canada et la crise 
politique au Venezuela, l'Amérique et l'Asie pourraient seules 
résorber les excédents du marché pétrolier mondial, en l'absence 
de réaction de l'Opep.  
    La chute de 70% des cours du pétrole entre la mi-2014 et le 
début 2016 est liée à un déséquilibre entre l'offre et la 
demande estimé à deux millions de barils par jour (bpj). 
    Mais cette offre excédentaire est en train de s'évaporer 
rapidement avec les baisses de production aux Etats-Unis, au 
Canada et en Amérique latine et aussi, de plus en plus, en Asie. 
    "Des perturbations imprévues de la production ont largement 
contribué cette année à un marché du pétrole plus équilibré 
qu'on ne s'y serait sinon attendu", dit l'analyste Guy Baber, de 
Simmons & Co. 
    La production des Amériques a baissé de 1,5 million de bpj 
le trimestre dernier, tandis que les producteurs d'Asie et  
d'Australie ont diminué la leur d'environ 250.000 bpj, selon les 
données des Etats, de l'industrie et des cabinets d'études. 
    Ce phénomène se produit alors que l'Organisation des Pays 
exportateurs de Pétrole (Opep), emmenée par l'Arabie saoudite, a 
refusé à Doha de réduire sa production, suivant une stratégie 
visant à conserver ses parts de marché et à décourager les 
producteurs dont les coûts sont plus élevés.       
    "Les Saoudiens ont eu ce qu'ils voulaient: un rééquilibrage 
du marché par les prix", dit Neil Beveridge, analyste de Sanford 
C. Bernstein. "Au cours des 12 derniers mois, Riyad a augmenté 
sa production, exerçant une pression à la baisse sur les prix 
pour ramener les producteurs dans le rang. Cela produit 
maintenant ses effets."  
    De fait, vu l'ampleur de la baisse de la production hors de 
l'Opep, des pays tels que l'Arabie saoudite et le Qatar ont été 
en mesure de relever l'offre et les prix de leurs livraisons en 
Asie, la région la plus consommatrice au monde. 
    Les perturbations de la production au Canada contribuent 
également à accélérer le rééquilibrage du marché, observe Neil 
Beveridge. L'incendie qui fait rage non loin de Fort McMurray, 
dans la province de l'Alberta, entraîne un manque à produire de 
690.000 bpj de production, selon des estimations de Reuters, et 
de nouvelles perturbations pourraient s'ensuivre. 
    La production des Etats-Unis, en baisse de 410.000 bpj cette 
année et de 800.000 bpj depuis la mi-2015, devrait encore fondre 
de 800.000 bpj dans les cinq mois à venir, selon l'Agence 
américaine d'information sur l'Energie (EIA). 
    La production en Amérique latine, qui souffre d'un déficit 
d'investissements, a baissé de 4,6% au premier trimestre à 9,13 
millions de bpj, soit 441.000 bpj de moins qu'à la même période 
de 2015, notamment au Venezuela en proie à une grave crise 
politique, selon les données des pays eux-mêmes et de l'Opep. 
    La production faiblit également dans la région 
Asie-Pacfique. 
    La Chine, premier producteur et consommateur de la région, 
devrait voir sa production de brut baisser de 6% en 2016 en 
raison du vieillissement de ses gisements et du ralentissement 
de son économie, selon Standard Chartered. 
    Ces signes de rééquilibrage du marché ont déjà provoqué un 
rebond des cours qui ont atteint leurs plus hauts niveaux en 
cinq mois la semaine dernière, avec un baril de brut léger texan 
WTI  CLc1  au-dessus de 46 dollars jeudi. 
    Néanmoins, vu l'augmentation de l'offre du Moyen-Orient, la 
production quasiment record de la Russie et des stocks mondiaux 
pléthoriques, l'excédent de l'offre ne semble pas près d'être 
résorbé. 
    Les futures du Brent de mer du Nord pour livraison à cinq 
ans ne se traitent qu'avec une prime de 10 dollars par rapport 
au contrat à un mois, tendant à prouver que les prix du brut 
sont partis pour rester bas pendant un certain temps. 
     
    Voir également:  
    L'Opep profondément divisée face à l'évolution du marché 
mondial    
 
 (Avec Amanda Cooper à Londres, Marianna Parraga à Houston et 
Liz Hampton in Edmonton, Juliette Rouillon pour le service 
français, édité par wilfrid Exbrayat) 
 

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  • lambe127 il y a 12 mois

    Mdr ca rame dur la , font pitié