PetitBus, l'appli qui permet de s'entraider entre parents pour accompagner les enfants à l'école

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L'appli PetitBus propose une solution de «ramassage scolaire à pied» en permettant aux parents d'enfants scolarisés dans la même école de s'organiser entre eux pour les conduites. La société commercialise également les services d'accompagnateurs professionnels.

Difficile d'arriver à l'heure au travail après avoir déposé vos petites têtes blondes à l'école chaque matin? Impossible de les emmener à des activités l'après-midi? Lancée fin 2015, l'application PetitBus propose de vous aider à mutualiser vos conduites avec les parents d'enfants scolarisés dans la même école. Derrière ce projet, trois professionnels du digital, dont deux papas d'enfants de 6 mois à 9 ans. «Nous avons été confrontés aux galères que peuvent occasionner les conduites scolaires, surtout en cas d'imprévus, et nous avons voulu développer une solution pour aider les parents dans leur quotidien», raconte au Figaro Baptiste Bouffaut, l'un des cofondateurs de PetitBus.

Concrètement, l'application - gratuite - permet aux parents inscrits qui fréquentent la même école d'entrer en relation via un chat et de se mettre d'accord sur un tracé de «ramassage scolaire à pied» ou de conduites aux activités extrascolaires. «Au lieu d'accompagner les enfants tous les jours, les parents se relayent. Ils font un planning semaine après semaine pour définir qui amènera les enfants et quels jours», explique Baptiste Bouffaut. Les trajets se font à pied (pédibus) ou à vélo (vélobus). La start-up revendique l'atout «écologique» de sa solution. «Si les parents partagent les trajets, cela signifie aussi moins de voitures aux abords des écoles, moins d'embouteillages et moins de pollution», insiste le papa entrepreneur.

Pour éviter que ce ne soit toujours la même famille qui accompagne les enfants des autres, un système de bonus-malus doit bientôt être mis en place. Baptisé «Stepy», le dispositif crédite le compte des parents accompagnateurs de points. À l'inverse, quand un enfant est accompagné, ses parents voient leur compte débité. «Nous avons imaginé cette monnaie virtuelle afin de calculer précisément combien chacun a contribué», explique le cofondateur. Les points accumulés donneront lieu à des récompenses, dont la forme n'a pas été définie, mais qui ne seront probablement pas financières. «Nous constatons que les parents ne participent pas au projet pour être rémunérés», affirme le cofondateur. Les parents se retrouvant en panne sèche de points, quant à eux, n'auront d'autre choix que d'en racheter pour pouvoir continuer à bénéficier du service.

Service Premium

Si aucun parent n'est disponible, PetitBus propose par ailleurs un service payant d'accompagnateurs professionnels pour remplacer les parents sur un trajet quotidien ou pour des besoins ponctuels. Là encore, plusieurs familles peuvent partager les services d'un accompagnateurs et ainsi en partager le coût. Les tarifs vont de 12 euros à 15 euros par enfant et par trajet de 30 minutes maximum, selon la formule choisie. Chaque minute coûte 0,5 euro au-delà de la demi-heure. PetitBus se finance en percevant une commission sur ce service «Premium» et, bientôt, sur les points «Stepy».

En à peine six mois, PetitBus a séduit plus de 2400 parents. «Notre objectif pour la rentrée de septembre 2016 et d'avoir 15.000 parents inscrits et une centaine de trajets actifs», précise Baptiste Bouffaut, qui relève déjà une «forte accélération» du nombre d'inscriptions ces dernières semaines. Pour l'heure, le service est majoritairement utilisé à Paris et Lyon, où il a été davantage promu. «Mais il commence à décoller dans d'autres villes, comme Rouen, Lille ou Bordeaux», souligne le cofondateur, en rappelant que, «techniquement, PetitBus couvre toutes les écoles maternelles et élémentaires de France, soit plus de 67.000 établissements».

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