"Petit, on m'appelait "fesses inquiètes""

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"Petit, on m'appelait "fesses inquiètes""
"Petit, on m'appelait "fesses inquiètes""

Unai Emery est donc bien le nouvel entraîneur du PSG. Interview fleuve, en deux parties, avec le nouveau patron technique de ce Paris qui veut absolument rêver plus grand. Premier tome : la carrière de joueur d'Emery, sa transition logique vers le métier d'entraîneur et son amour de la psychologie.

Vous avez joué quelques matchs en Liga avec la Real Sociedad avant de faire toute votre carrière dans les divisions inférieures. Quel type de joueur étiez-vous ?
J'ai joué pendant 10 ans à la Real Sociedad. Mon idole et mon modèle comme footballeur c'était Lopez Ufarte. On le surnommait le "Petit Diable" (en français dans le texte). C'est le prince Rainier qui lui avait donné ce surnom après l'avoir vu dans un tournoi de football à Monaco. Ce surnom c'était la classe ! (Rires) Je jouais au même poste que lui, ailier gauche, et je voulais absolument lui ressembler. Malheureusement je n'avais pas son talent…

Aujourd'hui que vous êtes entraineur est-ce que vous vous feriez jouer ?
Je ne crois pas. J'étais très technique, mais psychologiquement j'étais faible, friable. J'adorais trop le football pour garder la tête froide. Je me mettais trop de pression… Les jambes étaient bonnes, mais mon problème, c'était la tête. Je n'avais pas une mentalité de winner.

Pourquoi ?
J'avais beaucoup de mal à gérer la pression. Je voulais trop bien faire mais je n'en avais pas les capacités. J'ai toujours été très perfectionniste. Je savais très bien ce qu'il fallait faire pour être bon, mais j'étais limité par mon talent et mon anxiété. A l'époque, j'avais été incapable de trouver des solutions pour améliorer mon niveau de jeu. Et puis, physiquement, je n'étais pas bon non plus… (Il coupe) Quand j'y pense, je vois beaucoup de carences. Je n'avais pas la capacité d'analyse qui est la mienne aujourd'hui. Je voyais qu'il me manquait quelque chose mais j'étais incapable d'identifier le problème. Si ça avait été le cas, j'aurais peut-être fait une plus grande carrière en première division, d'autant que j'avais une très bonne frappe du gauche et une bonne vision du jeu.


Vous avez des regrets par rapport à votre carrière de footballeur ?
Elle a été ce qu'elle a été, et je l'accepte parfaitement comme ça.…







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