Perturbateurs endocriniens : l'Efsa ne doit pas bouleverser le processus législatif en cours

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Perturbateurs endocriniens : l'Efsa ne doit pas bouleverser le processus législatif en cours
Perturbateurs endocriniens : l'Efsa ne doit pas bouleverser le processus législatif en cours

Le 21 septembre dernier, la communauté internationale a reconnu les effets néfastes des perturbateurs endocriniens sur la santé humaine et l'environnement (1).

Alors que le Parlement européen s'apprête à voter en février 2013 un rapport intitulé "Protection de la santé publique contre les perturbateurs endocriniens", la DG Sanco de la Commission européenne vient de saisir l'Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa) afin qu'elle établisse la future définition réglementaire de ces substances chimiques de synthèse accusées de provoquer notamment des dysfonctionnements hormonaux (2). Mais les enjeux qui entourent cette saisine semblent dépasser le cadre sanitaire pour embrasser celui de l'économie de certains lobbies...

Pour Michèle Rivasi, vice présidente du groupe des Verts au Parlement européen et co-rapporteur du texte prochainement examiné, il est ainsi tout à fait anormal que ce genre de saisine intervienne en plein milieu du processus législatif. "L'Efsa est une agence qui manque encore de transparence, et qui s'est illustrée dans de nombreux cas de conflits d'intérêts (cf Affaire Banati). Il y a de très grands risques que les experts qui se pencheront sur la question des perturbateurs endocriniens soient de mèche avec l'industrie, qui n'a pas intérêt à ce que l'Europe retienne une définition large des perturbateurs endocriniens. C'est clairement une manoeuvre du lobby agrochimique ! En effet, ce dernier veut un nombre restreint

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