Perte 2012 réduite pour NicOx grâce à l'accord avec Bausch & Lomb

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PERTE RÉDUITE POUR NICOX EN 2012
PERTE RÉDUITE POUR NICOX EN 2012

PARIS (Reuters) - NicOx a réduit sa perte opérationnelle de moitié en 2012 grâce au versement de Bausch & Lomb, son partenaire dans l'ophtalmologie, mais sa trésorerie en baisse pèse sur son titre en Bourse.

Le chiffre d'affaires annuel de la biotech, à 7,6 millions d'euros, prend en compte un paiement d'étape de 10 millions de dollars (7,7 millions d'euros) reçu en avril de Bausch & Lomb à la suite de la décision du groupe américain de lancer la phase III d'un traitement sous licence NicOx ciblant le glaucome (le latanoprostène bunod).

La perte opérationnelle de NicOx ressort à 8,7 millions d'euros pour 2012, contre 17,6 millions en 2011, la perte nette s'établissant à 10,2 millions contre 16,7 millions.

La trésorerie s'élevait à 77,5 millions d'euros à fin décembre 2012, contre 93,1 millions un an plus tôt.

"La société continue de brûler pas mal de trésorerie et est une nouvelle fois en perte. Mais ce genre de valeurs est intéressante à terme une fois que ces produits sont vraiment lancés et plus en phase d'études (...) Reste que les particuliers sont déçus", commente un vendeur actions à Paris.

A 11h55, l'action recule de 3,27% à 3,22 euros, contre un repli de 0,35% pour l'indice SBF 120.

L'action NicOx a fortement progressé ces dernière séances sur des rumeurs de marché évoquant une OPA que le groupe américain Pfizer pourrait lancer sur la biotech.

NicOx, qui est valorisé autour de 235 millions d'euros en Bourse, se paye 3,7 fois sa valeur comptable (PB), contre un PB moyen de 1,5 pour d'autres sociétés de biotechnologies européennes, selon des données Thomson Reuters.

NicOx, qui veut devenir un acteur international du marché de l'ophtalmologie, précise dans son communiqué qu'elle recherche et évalue des opportunités de fusion-acquisition, d'acquisitions de produits et de prise de licences de produits à un stade avancé de développement ou commercialisés.

Elle indique être "en discussion avancée" avec des partenaires potentiels.

Noëlle Mennella, Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

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