Personnes âgées : le gouvernement revalorisera les aides financières en 2015

le
3
L'Aide personnalisée d'autonomie (APA) pour le maintien à domicile sera «refondue», a annoncé la ministre déléguée à l'Autonomie, Michèle Delaunay. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault doit lancer vendredi la concertation sur la réforme de la dépendance.

Favoriser le maintien des personnes âgées à domicile. C'est l'un des axes de la réforme de la dépendance sur laquelle travaille le gouvernement. Pour atteindre cet objectif, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) à domicile sera «refondée» et «améliorée», à partir du 1er janvier 2015, a déclaré ce jeudi la ministre déléguée aux Personnes âgées, Michèle Delaunay. Versée par les départements, l'APA prend en charge une partie du coût que représente l'emploi de personnel au domicile des personnes âgées dépendantes.

Le gouvernement entend aussi développer les «aides techniques» (déambulateur, canne, lit médicalisé, téléalarme, etc.) à domicile. Lors de la dernière campagne présidentielle, le candidat Hollande promettait l'adaptation de 80.000 logements. «Nous allons améliorer les aides pour que les familles aient moins à débourser pour leurs aînés», a expliqué la ministre lors d'une rencontre avec les journalistes. Ces mesures doivent être détaillées par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, vendredi. Elles seront financées, à hauteur de 645 millions d'euros, par la contribution additionnelle de solidarité (CASA), acquittée par les retraités bénéficiant d'un taux réduit de CSG.

Réduire le «reste à charge» des familles

La réforme de la dépendance prendra la forme d'une loi d'orientation et de programmation, qui engage le gouvernement jusqu'en 2017. «Il n'y aura, sur la durée du quinquennat, que deux grands textes de ce type: sur l'école et... sur l'autonomie», a insisté Michèle Delaunay pour souligner l'importance de son sujet.

La réforme sera scindée en deux temps. Outre un premier texte sur le maintien à domicile, qui pourrait être voté avant l'été 2014, une deuxième loi s'attaquera au reste à charge des familles qui ont un aîné placé en maison de retraite. Celle-ci est promise pour «la deuxième moitié du quinquennat», car pour l'instant l'État manque de moyens pour la financer. «Il s'agira de protéger les âgés des excès du marché», a expliqué Michèle Delaunay. En clair, si le gouvernement augmente l'APA, il ne veut pas que les établissements en profitent pour rehausser leurs tarifs.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M4358281 le vendredi 29 nov 2013 à 14:09

    çà y est ..ils s'attaquent à l'APA

  • gl060670 le vendredi 29 nov 2013 à 10:19

    Avec quoi ? il peut vendre notre dernier porte avions !!!!

  • eskimmo le vendredi 29 nov 2013 à 09:45

    Encore une spoliation des jeunes actifs au profit d'une caste de riches retraités.