"Personne ne doutait de Berlusconi"

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"Personne ne doutait de Berlusconi"
"Personne ne doutait de Berlusconi"

Il y a 30 ans, Silvio Berlusconi devenait officiellement président du Milan. Une transaction qui a été un tournant dans l'histoire du foot italien mais aussi mondial. Présent avant et après l'avènement du Cavalier, Pietro Paolo Virdis se souvient.

Des rides en plus, des cheveux en moins, des faux airs de Jean Sarrus, mais la moustache elle a juste changé de couleur. C'est dans cette rue parallèle au Corso Sempione que l'ancien buteur du Milan mène sa reconversion, précisément au 38 de la via Pier della Francesca où il a ouvert un restau, "Il Gusto di Virdis", qui fait la part belles aux spécialités et vins sardes. L'endroit idéal pour que Pietro Paolo Virdis se confie, en somme.

À quoi ressemblait le Milan à votre arrivée en 1984 ? Une équipe en reconstruction avec Farina comme président qui n'était pas en grande forme financièrement. Liedholm faisait son retour sur le banc en provenance de la Roma, Terraneo, Di Bartolomei, Wilkins, Hateley avaient également été recrutés. L'objectif n'était pas le scudetto, il s'agissait juste de se qualifier pour la Coupe de l'UEFA.

Comment se traduisait cette situation financière difficile ? On ne s'en rendait pas compte, il n'y avait pas de manques concrets, les salaires étaient versés normalement. La situation s'est vraiment gâtée en 1985-86 lorsque les nouvelles sur une possible faillite s'enchainaient. On a été pris par surprise parce qu'on ne s'était rendu compte de rien. Je veux dire, tous les joueurs sont restés, personne n'a été bradé pour sauver les comptes du club.

Qu'est devenu Giussy Farina ? Je ne sais pas trop, certains ont continué à avoir des nouvelles de lui, paraît qu'il était parti pour l'Espagne.

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Rivera était aussi le vice-président de ce Milan en faillite. Il ne s'exprimait jamais ouvertement sur la situation financière, mais en coulisses, Gianni s'activait afin de trouver des partenaires pour sauver les meubles.

Quand Berlusconi conclut l'affaire, le club est quand même 3e au classement, cette possible faillite avait en quelque sorte soudé le groupe ? Pas vraiment en fait, nous on faisait notre travail, et surtout, on avait une bonne petite équipe.

C'est…













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