Personne n'est "pris en traître" au PS, juge Bruno Le Roux

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LES DÉPUTÉS SOCIALISTES N'ONT PAS ÉTÉ "PRIS EN TRAÎTRE"
LES DÉPUTÉS SOCIALISTES N'ONT PAS ÉTÉ "PRIS EN TRAÎTRE"

PARIS (Reuters) - Les socialistes savaient que le gouvernement allait présenter un vaste plan d'économies et doivent défendre la politique mise en oeuvre, a déclaré dimanche Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, où la fronde s'étend.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a en partie détaillé mercredi le plan d'économies de 50 milliards d'euros sur trois ans qui doit permettre à la France d'honorer ses engagements européens de réduction du déficit et de financer la baisse du coût du travail prévue par le "Pacte de responsabilité et de solidarité".

Des députés proches de la maire de Lille, Martine Aubry, et d'autres issus de l'aile gauche du Parti socialiste avaient déjà réclamé un changement de cap après la déroute aux élections municipales. Ils ont récidivé cette semaine.

Près de 90 élus socialistes, dont 82 députés, ont adressé jeudi une lettre à Manuel Valls, dans laquelle ils dénoncent des "reculs sociaux" avec le gel des prestations sociales et une "mise à mal des services publics".

A neuf jours du vote sur le programme de stabilité qui définira la trajectoire des finances publiques, le 29 avril, Bruno Le Roux a assuré que les députés seraient écoutés mais a aussi appelé les frondeurs à assumer la politique menée.

"Cet examen que nous allons avoir le 29, le président l'annonce depuis plusieurs mois. Personne n'a été pris en traître", a-t-il dit sur i>Télé. "Nous savions l'ampleur du plan, que (le président) souhaitait un nouvel acte pour doper la compétitivité des entreprises."

Le ministre du Travail, François Rebsamen, avait tenu des propos semblables un peu plus tôt dans la journée sur Canal+.

"Ils ont été élus sur une ligne politique, c'est une ligne politique qu'ils connaissaient", a-t-il souligné. "S'ils pensaient que c'était facile, il ne fallait pas se revendiquer du PS et du président."

Le programme de stabilité, qui sera présenté mercredi en conseil des ministres, prévoira de ramener le déficit de la France à 3% en 2015, 0,2 point de plus que l'engagement pris l'an dernier, mais un objectif conforme aux règles européennes.

La veille, une délégation de députés socialistes sera reçue par le Premier ministre, a dit Bruno Le Roux, qui n'entend pas convier les plus véhéments des parlementaires PS.

"Les députés turbulents, bien souvent, prennent les initiatives de leur coté. Moi je veux rassembler", a-t-il dit, ajoutant qu'il attendait un geste pour les "petites retraites" et les classes moyennes.

"La réunion que j'aurais mardi est une réunion de responsables du groupe et qui veulent mouiller le maillot, qui veulent aller discuter et défendre la politique qui est mise en oeuvre", a-t-il ajouté.

(Gregory Blachier, édité par Bertrand Boucey)

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  • M8637171 le lundi 21 avr 2014 à 11:03

    oui un vent de fronde se lève mais pas pour plus de démagogies et de gaspillages mais contre toutes ces mesures mises en place depuis 1981 par une assemblée d'élus de carrière opportunistes ou incompétents et cancres ou sectaires et dogmatiques comme les trots kistes et stali niens ou électoralistes et clientélistes comme beaucoup de socialos et autres partis.

  • bordo le dimanche 20 avr 2014 à 20:52

    Les pôv' biquets, c'est qu'ils ont peur pour leurs jolis boulots les députés PS... Déjà qu'ils se sont faits piquer leurs chouettes jobs de maires, et demain de députés européens (pour les moins bosseurs), ils s'inquiètent, que voulez-vous, c'est humain. L'embêtant, c'est que les français ne sont pas des idiots. Quand on leur promet monts et merveilles et qu'ont leur donne des cailloux à casser et des carabistouilles, çà agace.

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