Perquisitions dans des locaux liés à Khodorkovski en Russie

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    MOSCOU, 22 décembre (Reuters) - Des policiers armés ont 
perquisitionné mardi dans les locaux du mouvement Russie 
ouverte, fondé par l'ancien homme d'affaires Mikhaïl 
Khodorkovski, critique à l'égard du président Vladimir Poutine. 
    Russie ouverte a ajouté que les forces de l'ordre avaient 
aussi fouillé les domiciles de plusieurs de ses employés à 
Moscou et à Saint-Pétersbourg et saisi des documents. 
    Cité par l'agence Interfax, Vladimir Markine, porte-parole 
de la commission d'enquête de Russie, a déclaré que ces 
opérations étaient liées à une procédure judiciaire ouverte en 
2003 contre Mikhaïl Khodorkovski et certains de ses alliés. 
Cette procédure porte sur la privatisation, jugée illégale par 
les autorités, d'une société d'exploitation minière et de 
fabrication d'engrais baptisée Apatit. 
    Jadis homme le plus riche de Russie du temps où il 
contrôlait la compagnie pétrolière Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski 
a assimilé ces perquisitions aux méthodes de l'ère soviétique, 
suggérant ainsi un lien entre ces opérations de police et ses 
critiques à l'égard du Kremlin. 
    "La décomposition est entrée dans sa phase finale", a-t-il 
dit à la station de radio Echo de Moscou. "Nous sommes tous 
habitués à cela depuis l'époque de (l'ancien dirigeant 
soviétique Léonid) Brejnev." 
    "Quiconque collabore avec Russie ouverte sait parfaitement 
et savait depuis le tout début que de telles pressions étaient 
non seulement possibles mais inévitables", a ajouté Mikhaïl 
Khodorkovski, qui, à 52 ans, passe désormais une grande partie 
de son temps à Londres. 
    Mikhaïl Khodorkovski a été arrêté par les autorités russes 
en 2003 puis condamné pour fraude et évasion fiscales à l'issue 
d'un procès qu'il a qualifié de manoeuvre politique orchestrée 
par Vladimir Poutine. Il a été libéré en 2013. 
    La police russe a annoncé ce mois-ci avoir découvert des 
éléments donnant à penser que Mikhaïl Khodorkovski avait 
commandité en 1998 le meurtre du maire d'une ville pétrolifère 
de Sibérie. Elle a réclamé la tenue d'un procès. Mikhaïl 
Khodorkovski dément toute implication dans cette affaire. 
 
 (Dmitry Solovyov; Bertrand Boucey pour le service français, 
édité par Eric Faye) 
 
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  • delapor4 il y a 12 mois

    Qu'attend la Justice russe pour lancer un mandat d'arrêt international alors que cet individu la nargue en ne se présentant pas à ses convocations (ce que Reuters omet de dire)?