Perpétuité pour l'assassinat d'une étudiante suédoise en 2008

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PARIS (Reuters) - Bruno Cholet, délinquant sexuel multirécidiviste, a été condamné vendredi à Paris à la réclusion à perpétuité avec 22 ans de sûreté incompressible pour l'assassinat en 2008 d'une étudiante suédoise de 19 ans, Susanna Zetterberg.

La cour d'assises de Paris a pris près de trois heures de délibéré pour suivre les réquisitions de l'accusation, qui avait demandé jeudi cette peine maximale en appelant les jurés à "ne pas prendre le risque d'une nouvelle récidive".

Les avocats de la défense ont annoncé qu'ils feraient appel. "Je veux que vous sachiez que vous avez condamné un innocent", a dit Bruno Cholet aux jurés lors de l'audience civile qui a suivi la condamnation pénale.

Bruno Cholet, 55 ans, déjà condamné 11 fois dont deux pour viol, et qui a passé le plus clair de sa vie en prison, nie le crime et se dit victime d'une machination policière.

Dans ses derniers mots avant le délibéré, il avait déjà assuré aux parents Zetterberg qu'il n'avait jamais rencontré leur fille.

C'est en montant dans un faux taxi à la sortie d'une boîte de nuit parisienne que Susanna Zetterberg a été enlevée.

Le corps de la jeune fille, qui étudiait le français à la Sorbonne, avait été retrouvé le lendemain dans le bois de Chantilly. Elle était menottée les mains dans le dos, avait été poignardée et atteinte de quatre balles dans la tête. Son corps avait été partiellement calciné avec de l'essence.

La police était remontée jusqu'à Bruno Cholet en quelques jours, en raison du fait qu'il avait déjà été contrôlé pour exercice illégal de la profession de taxi.

L'arme du crime, portant trace de faibles quantités d'ADN semblable à celui de la victime, ainsi qu'une boîte de cartouches et des menottes ont été retrouvées en possession de Bruno Cholet lors de son arrestation.

Les menottes, l'arme et les munitions étaient contenues dans un sac portant l'inscription au feutre "Susanna 377", que le suspect avait un temps enterré dans le bois de Boulogne.

Les psychiatres et psychologues décrivent l'accusé comme un pervers psychopathe et le jugent très dangereux.

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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  • bigot8 le vendredi 14 sept 2012 à 16:49

    j espère qu il va se faire exploser l a n u s par les manches a balai cet e n c u l é de blacos