Permanences PS attaquées : l'inquiétude des députés

le , mis à jour le
44

Depuis le début de la contestation de la loi Travail, c'est devenu une mode chez certains opposants : s'en prendre à la permanence de députés socialistes ou aux locaux du parti. Dans la nuit de dimanche à lundi, ce sont cette fois carrément des tirs qui ont visé la fédération de l'Isère à Grenoble. Sans aller jusqu'à cette violence extrême, ce sont parfois des portes qui sont murées, des façades de locaux qui sont recouvertes de peinture, de tags, d'autocollants ou de slogan... Les incidents se multiplient dans plusieurs villes, comme à Lille, Montpellier, Rouen, Dijon ou Gennevilliers.

«Il y a deux types d'actions, explique au Parisien.fr le député du Nord Bernard Roman. Celles des militants syndicaux qui collent par exemple leurs affiches sur nos façades, ce sont des méthodes incorrectes, mais je ne les confonds pas avec ce que font les casseurs». Cet élu a ainsi vu jeudi soir, plusieurs personnes encagoulées, munies de battes de base-ball venir pour s'en prendre à la fédération du Nord. Sa permanence d'élu a elle été dégradée avec de la mousse expansive, nécessitant l'intervention d'une entreprise extérieure pour réparer les dégâts.

Nouveau tag cette nuit signé CGT sur ma permanence... J' invite les auteurs à venir le jour pour discuter de #LoiTravail @socialistesAN— Bernard ROMAN (@bernardroman59) May 23, 2016

Aux casseurs qui s'attaquent pour la 3ème fois à ma permanence:mescollaborateurs qui y travaillent méritent le respect. @socialistesAN #an— Bernard ROMAN (@bernardroman59) May 19, 2016

Catherine Lemorton, députée de Haute-Garonne, est elle désormais contrainte de fermer sa permanence d'élue «les jours de manifs ou quand il y a un risque». Le 3 mai, des manifestants se sont introduits dans ses bureaux. «Ils ont d'abord abîmé la porte d'entrée avant de faire sortir mes deux assistants parlementaires», raconte-t-elle ajoutant avoir aussitôt porté plainte. ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • CHANOMAR il y a 6 mois

    je doute un peu que beaucoup ne connaissent le fonctionnement des entreprises le sociale comme les socialistes sont en voies de disparitions

  • Berg690 il y a 6 mois

    M1945416 logique ceux qui démontent les syndicats sont des patrons en herbe ou leur bras séculier.

  • pepitobo il y a 6 mois

    ouaf ouaf...la censure socialiste en action!!!

  • M1945416 il y a 6 mois

    nous on a des syndicats dans notre boite, heureusement , et malgré ça les conditions sont costauds , alors sans syndicats , je n'ose l'imaginer .. donc j'invite tout ceux qui crient haro sur les syndicats, de venir bosser chez nous , on en reparlera …

  • SuRaCtA il y a 6 mois

    pier pour refuser il nosu faudrait un président avec un grand P, pas molusque 1er...

  • pier4564 il y a 6 mois

    il faut refuser les diktats et provocations de la cgt!

  • pier4564 il y a 6 mois

    cela fait longtemps que les permanences UMP et FN sont fermées!

  • M2766070 il y a 6 mois

    ça restera dans l HISTOIRE comme se dit le cher (trop cher) praisident

  • M2766070 il y a 6 mois

    Au fait Stavinsky , il avait fini comment?

  • 445566ZM il y a 6 mois

    Dotcom1 a raison: "Sûre d'elle, la CGT affiche sa dérive mafieuse en plein jour". La disposition de la loi qui dérange le plus ce syndicat c'est la possibilité d'organiser un référendum dans une entreprise, ce qui donnerait de l'importance à la "majorité silencieuse", en supprimant le simulacre des AG avec des gros bras qui font voter à main levée. L'idée du référendum, est-elle trop démocratique pour nos syndicalistes ?