Percée des eurosceptiques en Grande-Bretagne, échec aux Pays-Bas

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PERCÉE DU PARTI POUR L'INDÉPENDANCE DU ROYAUME-UNI
PERCÉE DU PARTI POUR L'INDÉPENDANCE DU ROYAUME-UNI

par Andrew Osborn et Anthony Deutsch

LONDRES/AMSTERDAM (Reuters) - Les élections européennes se poursuivent dans deux pays de l'UE vendredi après que les Néerlandais et les Britanniques ont donné jeudi le coup d'envoi d'un scrutin qui devrait sceller une progression des eurosceptiques et être boudé par une grande partie des 388 millions d'électeurs appelés à se prononcer.

L'Irlande et la République tchèque s'expriment à leur tour avant que le processus de désignation des députés au Parlement de Strasbourg se poursuive samedi et dimanche dans le reste des vingt-huit Etats membres.

Les résultats complets seront connus dimanche soir et donneront une cartographie précise des forces en présence au sein du bloc où les anti-Européens pourraient gagner du terrain face aux formations traditionnelles.

Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de Nigel Farage a réussi une percée, gagnant plus de 90 nouveaux sièges lors des municipales organisées en même temps que le vote continental, indiquent des résultats partiels.

Si cette tendance se confirme, voire si elle est amplifiée pour le scrutin européen lors des résultats définitifs dimanche soir, le Premier ministre David Cameron risque de se trouver dans une position délicate à un an des législatives.

Une enquête de YouGov, vendredi, donne 14% des intentions de vote pour l'UKIP lors de ces prochaines élections tandis que travaillistes et conservateurs sont tous deux à 34%.

Une partie du camp conservateur demande à Cameron d'adopter une position plus ferme et de renégocier les traités européens pour rendre à la Grande-Bretagne une autonomie accrue à l'égard de Bruxelles.

Aux Pays-Bas, le populiste Geert Wilders, leader du parti anti-islam PVV, semble essuyer un revers inattendu puisque les sondages le plaçaient en tête du scrutin.

Le dirigeant d'extrême-droite obtiendrait un peu plus de 12% des suffrages et arriverait en quatrième position derrière les centristes, les chrétiens démocrates et les libéraux du Premier ministre Mark Rutte.

Wilders a immédiatement mis son échec sur le compte de l'abstention avec un taux de participation à 35%. Selon lui, les électeurs ont montré "leur mépris et leur désintérêt pour l'Union européenne", a-t-il commenté. "Les Pays-Bas ne sont pas devenus plus pro-européens".

DOUBLER LA REPRÉSENTATION

Selon les projections des instituts de sondage, les formations d'extrême-droite et de la gauche radicale qui dénoncent les mesures d'austérité depuis la crise dans la zone euro pourraient remporter environ 25% des sièges, soit le double de leur représentation actuelle parmi les 751 élus.

L'enceinte parlementaire devrait néanmoins rester dominée par les partis traditionnels de centre-droit, de centre-gauche, les libéraux et les écologistes.

Les marchés financiers n'ont guère montré d'inquiétude face à la perspective d'un vote contestataire car celui-ci ne sera pas de nature à remettre en cause les politiques budgétaires restrictives.

La France s'attend à voir un bon résultat du Front national qui est donné au coude à coude avec l'UMP tandis que le Mouvement 5 Etoiles (M5S) apparaît comme la principale menace pour le Parti démocrate de Matteo Renzi, le président du Conseil italien.

Des scénarios similaires devraient se produire en Autriche et au Danemark tandis qu'en Grèce, le parti Syriza (gauche radicale) d'Alex Tsipras menace la stabilité de la coalition gouvernementale droite-gauche conduite par Antonis Samaras afin de mettre en oeuvre le plan de sauvetage financier imposé par l'UE et le FMI.

Les grandes familles politiques européennes se sont mises d'accord sur le fait que le camp vainqueur pourrait désigner son candidat, soit Jean-Claude Juncker pour le centre-droit, soit Martin Schultz pour le centre-gauche, au poste de président de la Commission européenne en remplacement de Jose Manuel Barroso.

Malgré tout, les choses pourraient ne pas être aussi simples car Cameron, qui a promis un référendum sur le maintien dans l'UE en cas de victoire aux législatives en 2015, considère l'un et l'autre prétendants comme trop fédéralistes, indiquent des sources britanniques.

"Il est vraiment important que le prochain président de la commission soit enclin aux réformes. Il (Cameron) va s'entretenir avec les autres dirigeants européens à propos d'autres candidats", ajoutent les mêmes sources.

La chancelière allemande Angela Merkel soutient en principe Jean-Claude Juncker mais elle a admis que des semaines de négociations pourraient être nécessaires avant que soit désigné un candidat.

(Pierre Sérisier pour le service français)

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  • cinq7 le lundi 26 mai 2014 à 10:46

    Enfin ça c'est une bonne nouvelle que les anglais quittent l'UE

  • roux.g le vendredi 23 mai 2014 à 17:24

    Mais quel rebelle ce Nebraska. Mais de là à penser que les autres personnes enquetées soient aussi rebllees que lui et que les sondages sortis des urnes soient faussés ... Marrant comment les sondages ne sont pas critiqués quand ils annoncent une avancée de LePen, mais critiqués dès qu'ils annoncent des résultats décevants !

  • fortunos le vendredi 23 mai 2014 à 17:14

    ce qui me rejouit ,c est que le parti xenophobe et anti islam des pays bas ,ami de la famille Le pen regresse aux Pays bas

  • lorant21 le vendredi 23 mai 2014 à 16:56

    humm.. le photo fait envie... c'est vrai que cela sent le niveau intellectuel des Eurosceptiques.

  • M3039634 le vendredi 23 mai 2014 à 16:22

    Il n'est pas souhaitable que Madame Merkel désigne seule le prochain Président de la Commission Européenne. Monsieur Cameron doit également donner son avis. Quand à la France, elle devra négocier face à la Lituanie, un poste de Commissaire aux Affaires Sociales.

  • nebraska le vendredi 23 mai 2014 à 16:19

    J'aime bien leur histoire de "sondage" lors de la sortie des votants aux pays bas. Perso. je répond aux sondages juste histoire de rigoler en filant des réponses totalement aux antipodes de mes idées. Donc je pense que leur sondage.....seul le décompte réel donnera le bon chiffre pour le PVV