Pep, plus que jamais

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Malgré une nouvelle facile Bundesliga, l'échec du Bayern face au Barça confirme que Pep n'a pas réussi à franchir le cap attendu, pas même à faire aussi bien qu'Heynckes. Tout simplement parce qu'il n'a jamais été embauché pour cela.

Après la défaite du Bayern 5-3 en cumulé face à Barcelone en demi-finale de Ligue des champions, le constat était facile à faire : Guardiola est une arnaque. Deux saisons de suite qu'il se fait ridiculiser sur la scène européenne par un monstre espagnol. Certes, il a encore pris une Bundesliga, mais c'est le moins que l'on puisse faire au Bayern. Au cours des 19 dernières années, chaque entraîneur - à l'exception de Jürgen Klinsmann - y est parvenu. On parle quand même d'un championnat où le second n'est que Wolfsburg, avec Bas Dost devant et Guilavogui au milieu, un machin monocéphale, surtout depuis que le BVB a implosé. Et puis Pep n'a pas récupéré une équipe de pingouins - les types sortaient d'un triplé sous Heynckes - et a eu toutes les recrues (ou presque) qu'il voulait pour adopter "son" style.

Fini l'ultra-efficacité, le rouleau-compresseur, la machine à courir, les Bundesfrappes, bonjour les passes en retrait, la possession à outrance, le handball. Une nouvelle volonté efficace contre les petites équipes, médiocre contre les gros. Il suffit de jeter un œil à son historique contre les clubs actuellement classés de la deuxième à la sixième place : Wolfsburg, Borussia Mönchengladbach, Bayer Leverkusen, Augsburg et Schalke. 10 matchs, 3 victoires, 3 nuls, 4 défaites, 10 buts inscrits, 12 encaissés. Des stats de perdant. Pire, contre le Real puis le Barça, il s'est suicidé avec sa ligne défensive bien trop haute, laissant Jérôme Boateng, pourtant pas un peintre, se ridiculiser à la face du monde. Alors merci, et auf wiedersehen.

Club majeur, à retaper


Sauf qu'une fois posé tout cela, on se rend compte que Guardiola a participé à six compétitions majeures à élimination directe en deux ans au Bayern, qu'il en a remporté trois et atteint les demies des trois autres, sorti aux pénos par Dortmund en DFB-Pokal (injuste vu le match et même la séance glissade) cette année et par les deux Espagnols en LDC. Bien sûr, il s'est planté contre eux, même s'il avait quelques circonstances atténuantes, surtout cette année, où il a dû faire sans Robben, Ribéry et Alaba, plus un demi-Javi Martínez et un Lahm pas tout à fait au point. Pep est resté digne dans la défaite à Munich, après une victoire douce amère 3-2 bien insuffisante. Lors de la conférence de presse d'après-match, il a pris une profonde inspiration avant de dire ce qu'il pensait vraiment de son équipe :…




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