Pénurie de médecins à l'hôpital : deux intersyndicales appellent à une grève «massive»

le , mis à jour à 18:16
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Pénurie de médecins à l'hôpital : deux intersyndicales appellent à une grève «massive»
Pénurie de médecins à l'hôpital : deux intersyndicales appellent à une grève «massive»

En France, les déserts médicaux ne se nichent pas que dans les cabinets de campagne, ils prospèrent aussi au sein des hôpitaux. C'est notamment pour enrayer ce phénomène que les médecins hospitaliers ont été appelés ce vendredi à une grève «massive» lundi par deux de leurs intersyndicales. L'objectif : rendre l'hôpital à nouveau attractif pour les médecins, grâce à une meilleure appréciation de leur temps de travail et une revalorisation de leurs carrières. 

 

Les médecins hospitaliers sont donc invités à cesser le travail toute la journée de lundi puis tous les soirs et toutes les nuits, Avenir Hospitalier et la Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH) soutenant le mouvement initialement lancé par le syndicat d'anesthésistes SNPHAR-E. «Environ 80% des anesthésistes-réanimateurs et entre 30 et 40% des praticiens d'autres spécialités» participeront au mouvement, assure le président d'Avenir hospitalier, Max-André Doppia. Des «opérations programmées seront reportées» mais la continuité des soins sera assurée, les médecins pouvant être assignés en fonction des besoins, a-t-il précisé. 

 

Un «flou réglementaire» sur le temps de travail

 

«A l'heure où près de 30 % des postes de praticiens hospitaliers (PH) sont vacants, ce chiffre et nos conditions de travail s'aggravent chaque année», s'était alarmée son intersyndicale au début du mois. En cause, notamment, le temps de travail des praticiens hospitaliers : censé ne pas dépasser les 48 heures hebdomadaires, il se rapproche «plutôt des 60 heures», explique Max-André Doppia.

 

Dénonçant un «flou réglementaire» autour du temps de garde, les intersyndicales réclament notamment  que 20% du temps de travail soient réservés aux activités qui ne sont pas effectuées auprès du patient, comme la recherche. Quant à la rémunération, la «revalorisation substantielle de l'indemnité d'engagement ...

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  • indyta il y a 2 mois

    on ne limite pas le nombre de medecins, quand on saiit qu il en manque!!c est incroyable!

  • indyta il y a 2 mois

    il, fo supprimer le numerus clausus, qui ne sert a rien, voire pire, puisque l Etat fait, contre toute logique,appel aux medecins etrangers,qui n ont pas la meme formation, culture, des pays de l est ,ex URSS ou communistes, ou de l Afrique!!!

  • indyta il y a 2 mois

    et ils font donc comment les medecins pour faire savoir qu ils ne sont pas contents,qu ils veulent revoir leurs statuts,conditions de travail desastreuses??ils ecrivent tout ca sur papier libre ,et ils l envoient par la poste en recommandé avec accusé reception?

  • cavalair il y a 3 mois

    Bravo a l'intersyndical ceux sont les seuls qui ont compris que pour regler le probleme de manque de medecins il faut une bonne greve. C'est le meme pour le chomage une grande greve nationale permettra de creer 5 miillions d'emplois. Merci a la CGT et aux autres syndicats pour cette bonne lecon d'economie.