Pentathlon: Elodie Clouvel, joli minois et coeur battant aux JO

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Pentathlon: Elodie Clouvel, joli minois et coeur battant aux JO
Pentathlon: Elodie Clouvel, joli minois et coeur battant aux JO

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Si elle rêve d'une carrière dans la mode lorsqu'elle laissera tomber sa tenue de sportive, Elodie Clouvel a aujourd'hui en tête un autre podium, celui des Jeux olympiques de Londres où elle disputera les épreuves du pentathlon moderne.

Le 12 août prochain, elle partira chercher l'or avec un esprit conquérant et se refuse à envisager la défaite, même si elle sait qu'elles sont une dizaine à pouvoir briguer la plus haute marche du podium dans une discipline qui allie équitation, escrime, un combiné course et tir, et la natation.

La natation, un sport dont est issue la jeune femme de 23 ans qui a travaillé sous la houlette de Philippe Lucas, à l'époque où ce dernier entraînait encore Laure Manaudou, championne olympique et du monde.

"J'ai fait les finales des championnats de France sur 200, 400 et 800 m nage libre mais je ne me suis pas qualifiée pour les Jeux de Pékin" a-t-elle raconté à Reuters.

"Je pensais arrêter quand la Fédération française de pentathlon moderne m'a contactée en me disant 'on te veut, viens voir comment c'est à l'Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance)'. Et en septembre 2008, j'ai intégré l'Insep".

Se sachant "bonne en course" et expérimentée en natation, elle a toutefois dû apprendre à maîtriser le tir, l'escrime et l'équitation, cette dernière discipline ayant été son plus important problème.

"PEUR DES CHEVAUX"

"J'avais peur des chevaux, il m'a fallu deux ans pour être à l'aise", explique Elodie Clouvel, qui est en contrat d'athlète de haut niveau avec la gendarmerie nationale et qui s'entraîne - pour ce qui est de l'équitation - avec un instructeur de la Garde Républicaine, Christophe Boisson.

L'escrime et le tir lui ont posé moins de problèmes, l'instinct a prévalu.

"Dès le début, j'ai senti que c'était en moi. L'escrime, cela m'a paru évident et le tir, c'est avant tout une question de mental", explique la jeune femme, détentrice par ailleurs d'un Diplôme universitaire technique (DUT) de Technique de commercialisation et d'un brevet de maître-nageur.

Elle suit également une formation en anglais et se prépare à peaufiner sa palette de talents via les formations proposées à l'Insep.

"Cela permet de s'aérer le cerveau", dit-elle.

Aujourd'hui cinquième mondiale, Elodie Clouvel vise légitimement un podium à Londres où elle sera en concurrence avec, notamment, sa compatriote Amélie Cazé, double championne du monde.

"L'objectif est d'être championne olympique. Je n'y vais pas pour faire 10e. Mais l'objectif raisonnable est d'être sur le podium", explique-t-elle.

"Je n'y vais pas pour y aller mais il reste que ce seront mes premiers Jeux, même si je n'ai aucune appréhension sur l'importance de l'événement", affirme-t-elle, en expliquant qu'elle en avait parlé avec beaucoup de nageurs dont elle est restée proche, comme Camille Lacourt.

"NE PAS ÊTRE SPECTATRICE"

Elle ne participera pas à la cérémonie d'ouverture, la Fédération ayant décidé de faire partir ses athlètes au dernier moment, et trouve ce choix légitime, estimant qu'"il faut privilégier la compétition".

"Les Jeux, c'est un rêve de gamine mais je n'ai pas envie d'être spectatrice. Je suis une compétitrice", dit celle qui dit que sa plus grande rivale est elle-même.

Entraîneur national chargé de la préparation d'Elodie Clouvel et de ses équipières, Christian Roudaut y croit lui aussi très fort même s'il sait, comme sa championne, que la concurrence sera rude.

"Il faut qu'elle parte avec l'objectif de faire la meilleure performance possible. Elle est très régulièrement placée, elle est capable de faire des choses très très surprenantes", a-t-il dit à Reuters.

"Il faut qu'elle parte avec le maximum d'ambition mais sans se prendre la tête."

Elodie Clouvel, même si le mannequinat la tente et les paillettes de la mode l'attirent, attendra encore un peu pour se reconvertir, elle qui annonce, d'ores et déjà et quel que soit son résultat à Londres, qu'elle ira jusqu'au Jeux de 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil.

Edité par Pascal Liétout

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