Pendant son opération sous hypnose, elle chantait

le
0
Pendant son opération sous hypnose, elle chantait
Pendant son opération sous hypnose, elle chantait

Imaginez une patiente opérée à gorge ouverte sans anesthésie générale, mais sous hypnose. Imaginez encore qu'elle ait chanté tout au long de l'intervention. C'est l'expérience à peine croyable qu'a vécue Gilles Dhonneur, chef du service anesthésie-réanimation à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), le 3 avril. Il a filmé chaque seconde de cette scène hors du commun et s'émeut encore en visionnant les images.

« Cette femme de 31 ans, chanteuse professionnelle spécialisée dans les chants traditionnels africains, souffrait d'une tumeur de la glande parathyroïde, explique le praticien. Difficile, pour elle, d'imaginer perdre son outil de travail au cours d'une opération. » Car si un nerf était touché ou ses cordes vocales abîmées, sa voix aurait été irrémédiablement altérée. Alors, les équipes de Mondor ont fait un pari fou : celui de garder la patiente éveillée tout en la faisant chanter. Le chirurgien saurait alors si son bistouri était mal placé, parce que la voix serait coupée. « Mais la douleur d'une telle intervention est insupportable en état de pleine conscience, affirme le docteur Gilles Dhonneur. Seule l'hypnose médicale permet de tolérer une telle épreuve. » Il en est d'autant plus sûr qu'il développe cette pratique à Créteil depuis deux ans déjà. Il a lui-même recruté les trois anesthésites-hypnotiseurs de Mondor. Mais jamais la technique n'avait été poussée aussi loin. « C'était sûrement une première mondiale », avance le chef de service.

Une fois au bloc opératoire, la patiente a subi une simple anesthésie locale au niveau de la gorge. « Pour endormir les tissus », précise Gilles Dhonneur. Ensuite, son voyage a commencé. « Elle est entrée dans une sorte de transe en écoutant les mots de l'hypnotiseuse. Elle est partie loin, en Afrique. Et elle s'est mise à chanter. C'était époustouflant ! » Le film montre un visage serein, les yeux clos. Le titre ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant