Pendant les JO, le Kremlin s'attaque à une chaîne de télévision

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La police antiémeute disperse une manifestation de soutien à la chaîne de télévision Dojd (pluie, en russe), à Moscou, le 8 février.
La police antiémeute disperse une manifestation de soutien à la chaîne de télévision Dojd (pluie, en russe), à Moscou, le 8 février.

La scène a lieu sur la place du Manège à Moscou, non loin du Kremlin. Des policiers se ruent vers un groupe de 150 personnes, toutes munies de parapluies ouverts. "Fermez vos parapluies !" ordonnent-ils. Ils tentent de les confisquer puis interpellent leurs détenteurs. Quarante arrestations ont lieu. "Il est interdit de se réunir à plus de deux ici avec un parapluie", lance un policier. "Vous voulez provoquer un nouveau Maïdan ?" (en référence aux manifestations ukrainiennes), renchérit un autre. Fin de la manifestation. À l'heure de Sotchi, la Russie de Poutine mate tout embryon de protestation. Cette fois, le rassemblement spontané du Manège entendait défendre une cause : l'existence de l'unique chaîne de télé indépendante, baptisée Dojd (pluie, en russe) et menacée de fermeture. Or rien de plus symbolique que d'ouvrir un parapluie... Lorsque Dojd surgit dans le paysage audiovisuel en 2010, personne ne lui prédit un avenir brillant. Installée dans une ancienne chocolaterie soviétique, elle invite les figures de l'opposition, critique la corruption, les détentions politiques et relaie les grandes manifestations de l'hiver 2011 à Moscou. Pourtant, elle survit, diffusée par les principaux opérateurs du câble russe et accessible à près de 18 millions de foyers. Prétexte Tout bascule au début du mois, à une semaine de l'ouverture des Jeux de Sotchi. Quatre opérateurs rompent leur accord avec la chaîne, laquelle voit aussitôt son...

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  • M566619 le samedi 15 fév 2014 à 18:23

    Si elle le mérite.....