Pendant ce temps, Uber fait le plein d'apprentis chauffeurs

le , mis à jour à 15:28
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Pendant ce temps, Uber fait le plein d'apprentis chauffeurs
Pendant ce temps, Uber fait le plein d'apprentis chauffeurs

Même pas peur ! Au lendemain de la mise au point du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a rappelé qu'« UberPop est en situation d'illégalité absolue », l'application américaine qui met en relation des chauffeurs particuliers et des clients n'a pas réduit son rythme de recrutement. Au contraire.

Hier, au siège d'Uber France, à Paris (XIXe), coincé entre l'Urssaf et le tribunal de police, ultime pied de nez à l'Etat, les candidats pour devenir chauffeurs se comptent par dizaines. Dans la salle installée au rez-de-chaussée du bâtiment, où l'on vient déposer son dossier ou s'informer sur « l'application de la colère », on fait la queue comme à la Sécurité sociale : un panneau lumineux annonce le nom du candidat et le numéro de guichet vers lequel se diriger. L'attente dure moins de cinq minutes. Là, un jeune employé d'Uber, tout sourire, look décontracté, ordinateur Apple dernier cri vissé devant lui, répond aux questions. Est-ce que le service UberPop est illégal ? « Pas du tout. On n'a jamais été condamné. On attend le mois de septembre pour savoir ce que le Conseil constitutionnel dira. »

Le discours est rodé, presque formaté. Et si les forces de l'ordre m'arrêtent et saisissent ma voiture est ? « Ce qui est interdit, c'est la maraude. En tant que chauffeur UberPop, vous répondez à une réservation. Mais si vous êtes arrêté, ne signez pas le procès-verbal. Quant à la saisie de la voiture, cela n'arrive jamais. De toute façon, en cas de problème, envoyez-nous un mail, on s'occupe de tout. »

Vingt-quatre heures après l'annonce de Bernard Cazeneuve de renforcer les contrôles de police pour dénicher les chauffeurs UberPop, ces réponses semblent bien affirmatives... Pourtant, derrière moi, le flux de candidats ne tarit pas. Le profil est souvent le même. Des jeunes chômeurs ou à l'emploi précaire, et parfois des salariés appâtés par la promesse de gagner de quoi arrondir leurs ...

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  • mucius le jeudi 25 juin 2015 à 18:13

    Bravo à tous ces gens qui veulent se libérer des réglementations et lois scélérates et contreproductivesL'Etat actuel est devenu une organisation nuisible à la population.

  • M3011651 le jeudi 25 juin 2015 à 15:43

    ahah entre l'Urssaf et le tribunal de police, trop fort UBER

  • ppsoft le jeudi 25 juin 2015 à 15:43

    Juste retour de bâton pour la fédération des taxis. La spéculation sur la valeur des licences, pourtant attribuées gratuitement par l'Etat, est scandaleuse. L'opposition systématique du lobby des taxis à l'émission de nouvelles licences, afin de maintenir cette valeur de licence, est juste inadmissible. Cher "ami" taxi, n'y voit rien de personnel, mais après tant d'abus je ne viendrai certainement pas pleurer sur ton sort.

  • groundze le jeudi 25 juin 2015 à 15:43

    régime micro entreprise ce n'est pas du travail au noir

  • lhonderm le jeudi 25 juin 2015 à 15:41

    Il ne s'agit pas de travail au noir, il faut être autentrepreneur pour toute activité au dela de 7500 €, soit le cout de possession d'un véhicule fixé par l'Ademe. Pas de travail au noir, malheuresement pour vous DADA40.

  • DADA40 le jeudi 25 juin 2015 à 15:33

    Il s'agit de travail au noir donc.... Cazeneuve a annoncé la traque aux fraudes sociales , que fait-il?