Pénalités de Sarkozy : l'ex-trésorière de l'UMP mise en examen

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Pénalités de Sarkozy : l'ex-trésorière de l'UMP mise en examen
Pénalités de Sarkozy : l'ex-trésorière de l'UMP mise en examen

Catherine Vautrin, l'ancienne trésorière de l'UMP, a été mise en examen jeudi pour abus de confiance. En cause, la prise en charge par le parti de pénalités infligées au candidat Sarkozy après le rejet de ses comptes de campagne présidentielle en 2012 pour dépassement du plafond autorisé.

«Certaine de n'avoir commis aucun acte délictueux ni préjudiciable à quiconque, Catherine Vautrin est sereine et exercera l'ensemble de ses droits pour voir confirmer son innocence», a réagi l'avocat de cette proche de Jean-François Copé, trésorière de l'UMP de décembre 2012 à juin dernier.

Hasard du calendrier ? Lundi, Nicolas Sarkozy a pris soin d'effacer son ardoise en signant à l'UMP, qu'il préside depuis ce week-end, un chèque de 363 615 euros pour rembourser les pénalités d'abord réglées par le parti. 

Retour sur l'affaire en question

Alors qu'est-ce qui vaut précisément à Catherine Vautrin d'être mise aujourd'hui en examen ? Retour sur l'affaire en question...

En juillet 2013, le Conseil constitutionnel rejette les comptes du candidat pour dépassement du plafond autorisé. L'UMP se voit alors privée du remboursement de plus de 10 millions d'euros. Conformément au code électoral, des pénalités sont aussi infligées au candidat lui-même. Grâce au succès du «Sarkothon», une vaste collecte auprès de ses militants, l'UMP règle finalement ses dettes, s'acquittant même des pénalités dues par Nicolas Sarkozy.

Catherine Vautrin, alors trésorière du parti, aurait notamment ordonné, à l'automne 2013, deux virements, de quelque 363 000 euros et de 153 000 euros, correspondant au dépassement du plafond de campagne et au remboursement du forfait accordé à chaque candidat.

Mais, au début de l'été 2014, après l'arrivée du triumvirat Fillon-Raffarin-Juppé à la tête de l'UMP, la man½uvre est contestée par les commissaires aux comptes du parti. Saisi, le parquet lance alors une enquête ...

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  • jfvl le jeudi 4 déc 2014 à 19:19

    Le "bon timing" d'un justice politique