Pékin veut légaliser les «détentions secrètes» 

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Le recours à cette forme de mise au pas des opposants s'est nettement accru avec la peur d'une contagion du printemps arabe.

L'intention, consistant à faire entrer une pratique courante mais non officielle dans un cadre légal, pourrait être saluée. Mais le sujet, pour le moins, fait débat. Les autorités chinoises viennent de faire part de leur projet de modifier la législation, pour autoriser la détention d'un suspect, sans qu'aucune charge ne soit notifiée. Pour une période pouvant aller jusqu'à six mois, et dans des endroits secrets, non des commissariats ou des prisons.

Sur le site Internet de l'Assemblée nationale populaire (ANP) - le Parlement chinois - il est indiqué que ces amendements, s'ils sont votés, concerneront les personnes soupçonnées de «porter atteinte à la sécurité de l'État», d'«activités terroristes» ou de «corruption majeure». L'ANP appelle à un débat public sur ces dispositions, via son site, jusqu'à la fin du mois. La loi amendée pourrait ensuite être approuvée lors de la prochaine session plénière de l'Assemblée, au printemps 2012. Elle pourrait au

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