Peines de prison avec sursis après les violences d'Amiens

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DEUX PEINES DE PRISON AVEC SURSIS APRÈS LES VIOLENCES D'AMIENS
DEUX PEINES DE PRISON AVEC SURSIS APRÈS LES VIOLENCES D'AMIENS

LILLE (Reuters) - Deux des trois auteurs présumés des violences d'Amiens jugés vendredi en comparution immédiate ont été condamnés à dix et huit mois de prison avec sursis, a-t-on appris de source judiciaire.

Les deux hommes, accusés notamment d'avoir mis le feu à des poubelles, sont âgés de 20 et 25 ans. L'un d'eux a dit avoir agi sous le coup de la colère à la suite d'une déception sentimentale.

Leurs avocats avaient demandé qu'ils soient jugés "uniquement pour ce qu'ils ont fait" et non en fonction de la pression médiatique liée aux émeutes qui se sont déroulées dans la nuit de lundi à mardi dans un quartier nord d'Amiens, la préfecture de la Somme.

"Le tribunal est là pour rendre la justice, il n'est pas là pour faire régner la sécurité. La sécurité, c'est une autre notion, c'est la raison pour laquelle il y a un ministre de l'Intérieur", a dit l'un d'eux, Me Guillaume Demarcq.

Le procureur adjoint, Eric Boussuge, avait requis 12 mois de prison, dont six fermes et le placement des deux jeunes gens sous mandat de dépôt.

Un troisième prévenu, un homme de 27 ans accusé d'avoir appelé à la violence, a demandé davantage de temps pour préparer sa défense. Placé en détention provisoire, il sera jugé le 12 septembre.

Les trois accusés, qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel d'Amiens, faisaient partie d'un groupe de cinq personnes interpellées jeudi par la police mais ne sont pas considérés comme des "meneurs" des événements, toujours activement recherchés.

De premiers incidents s'étaient produits dimanche dans le quartier d'Amiens-Nord après un contrôle policier d'une dizaine de jeunes réunis pour rendre hommage à l'un de leurs camarades tué dans un accident de scooter.

La situation s'est embrasée lundi soir quand les policiers, confrontés à une centaine de jeunes émeutiers, ont essuyé des tirs de chevrotine et des jets de projectiles. Dix-sept policiers ont été blessés et trois bâtiments publics, dont une école et un centre sportif, ont été incendiés.

Eric Boussuge avait précisé jeudi que les policiers se concentraient sur la recherche des personnes ayant participé aux incendies.

"Ce qui nous intéresse c'est les meneurs, c'est les auteurs des faits les plus graves, et ça on espère que c'est à venir dans les jours qui viennent", a-t-il dit.

Fanny Bertrand, édité par Gérard Bon

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  • ricquecl le vendredi 17 aout 2012 à 19:48

    La sécurité c'est quoi en France une histoire de politiques de droite et de gauche qui sont bon à nous raconter leurs salades pour essayer de justifier les honoraires et rien de plus.

  • M9390997 le vendredi 17 aout 2012 à 19:23

    Bientôt, ils recevront la Légion d'honneur pour leurs exploits

  • 2445joye le vendredi 17 aout 2012 à 19:19

    Peine dérisoire pour des pyromanes qui, de surcroît, se foutent du monde en attribuant leur réaction à une déception sentimentale. Une remarque fondée tout-de-même: l'ordre est du ressort du ministère de l'Intérieur. Let's wait and see.

  • domi.fer le vendredi 17 aout 2012 à 19:10

    il faut bouter hors de France notre elite politique, "nos politicards" et avocats vereux qui defendent cette vermine, a quand l'anarchie que l'on puisse s'en occuper

  • bercam01 le vendredi 17 aout 2012 à 18:51

    Pas de couil.les = Pas d'embrouilles. Bienvenue au Frankistan... pays d'esclaves !

  • jbellet le vendredi 17 aout 2012 à 18:06

    avec sursis après ce qui s'est passe; c'est un bel exemple. une peine exemplaire disait le ministre!! une fois de plus on baisse le pantalon

  • M4417099 le vendredi 17 aout 2012 à 18:04

    À lire : la chute de l'empire romain -